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Y A T -IL une VERITE par Jean Daujat
RESUMES des cours
filosofia
Cours du 11 novembre 2025
La philosophie vue par Bertand Vergely
La philosophie, Pourquoi ? Pour qui ?
Bertrand Vergely essaie de nous le faire comprendre.
Si cette sciennce n'est pas la vie elle permet à la vie de satisgfaire la curiosité des Êtres demandeurs du pourquoi elle est. (la vie) et de comprendre que une vie vécue pour être vécue n'est pas satisfaisante pour l'espèce humaine; alors qu'elle peut très bien l'être par tout autre vivant.
Le fait de se questionner sur la vie et son pourquoi n'en fait pas une autre vie mais une vie autrement, une vie qui demande à être vécue et non qui se laisse vivre.
Est-elle, cette science une spéculation de l'esprit ? une façon élégante de couper les cheveux en quatre ?
Elle serait plutôt celle qui recherche à éclairer la Vérité de ce qui est, à faire la part des cchoses, à distinguer le Bien qui grandit l'Homme du mal qui le fera sombrer dans son animalité.
Beaucoupp se posent ces questions et seule l'étude philosophique honnête pourra esquisser une réponse.De grands philosophes, (Platon, Aristote, Augustin, Thomas l'Aquino, Pascal,...) ont ouvert la voie.
Une science vécue sans pensée peut très vite se transformer en idéologie. Seule la réflexion peut la guider et lui éviter une dérive violente.
Tout ce qui est source d'action, (l'ÊTRE, Dieu, le Sujet, la Nature, le Langage, la Connaissance scientifique,, la Politique, l'Art et la Morale) fait partie des thêmes de la philosophie et entre dans la composition de l'arbre décrit par Descartes.
Les Racines: L'ÊTRE, DIEU sont la base de la philosophie.
Le Tronc: Sujet, Nature, Temps,Langage qui sont la quotidienneté.
Les branches: Connaissance scientifique , Politique , Art et Morale qui sont la floraison de l'existence.
Le but recherché par l'étude philosophique est de mieux entreprendre.
Cette recherche est comparable à un chemin , Aristote le pratiquait avec ses péripatétitiens, qui laisse découvrir les voies qu'il faut prendre pour atteindre un début de la Vérité, ponctuée de joies indicibles, même s'il y rencontre des écueils décourageants..
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Filosofia
Cours du 18 novembre 2025
ARISTOTE Métaphysique
Le savoir est un désir naturel pour l'Homme.
Son premier et principal outil est la vue et la sensation de plaisir que nous en retiro,ns le prouve bien
Les Êtres doués de mémoire sont plus aptes à la connaissance. Il n'y a que l'Homme qui puisse atteindre un niveau élevé du savoir et de s'ouvrir à la réflexion.
Et selon les capacités personnelles de chaque Être une échelle hiérarchique s'établira.
Nature de la Philosophie
La sagesse est elle la cause de la philosophie ?
Ceux qui la possèdent sont dits Sages, ils possèdent et connaissent plus que le commun dans la mesure de l'accessibilité par la nature humaine.
Là aussi une échelle hiérarchique s'établira.
La connaissance de toute chose appartient nécessairement à celui qui possèdeau plus haut degré la science de l'universel.
La science universelle est plus difficile à acquérir que celle du sensible.
Ces sciences offrent le savoir et ouvrent à la connaissance.
La connaissanace suprême s'appuie sur les principes des Êtres, principes qui font qu'ils sont et sur lesur fin (finalité)
La science maitresse est basée sur mla connaissance qu'elle a de la finalité de toute autre science et de tout Être.
Une sciences doit spéculer sur les causes et principes premiers de l'objet de cette science.
C'est ce qui dut la préocupation des premiers philosophes qui savaient ne pas savoir et faisaient tout pour savoir et savoir pour savoir et pas seulement par intérêt matériel, étonnés qu'ils étaient de ce qui est.
C'est bien la grandeur de la philosophie que seul l'Homme peut tutoyer de par sa nature matérielle et immatérielle.
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Filosofia
Cours du 25 novembre 2025
Les données du problème philosophique de la connaissance
Qu'est ce que la connaissance?
Un processus qui réalise une uniontout en respectant la dualité de deux entités : le connaissant et le connu.
Le réalisant dans le temps, il y a fatalement un avant et un après séparé par l'étincelle, l'instant, de la rencontre. J'étais ignorant de l'autre et me voilà enrichi de lui; quoique enrichis mutuellement , l'un de l'autre, nous restons chacun ce que nous étions: NOUS ou JE.
Cette connaissance nous change sans nous asservir, elle nous change à telle enseigne que l'objet connu vient-il à disparaitre physiquement, je l'aurai toujours en moi et pourrai me le remémorer.
Le problème philosophique tel qu'il se pose
La connaissance est un devenir et l'unité qu'elle provoque maintient l'indépendance de chacun.
LES BASES TRADITIONNELLES DE LA CONNAISSANCE
Le Sens commun
L'Homme, dès son origine, sans l'apport de quelques études philosophiques ou scientifiques s'est posé des questions, s'est instruit de ce qui est, soutenu qu'il était par son intelligence, et par iune certaine capacité que l'on nomme le sens commun.
Ce sens est commun à tous les Hommes, il est égal pour chacun; et de tout temps il n'y a pas eu, et n'y aura pas, d'évolution de l'Intelligence; Intelligence qui supporte cette activité, est en relation permanente à ce qui est, au réel, à l'ÊTRE, dont c'est l'objet. L'Intelligence ne pense pas RIEN, ni ne connait RIEN, mais sans cesse l'ÊTRE. Elle voit dans ce qui est des vérités premières qui sont les principes rationnelstel que celui d'Identité, de Causalité et ils constituent des certitudes absolues et les lois du monde. Ces lois sont parfaitement comprises par l'Intelligence. Ces principes sont la règle du jeu. C'est en observant ces lois et principes qu'elle peut comprendre son environnement.
Ces principes , communs au réel et à la raison permettent d'atteindre la vérité des chose en confondant ma pensée et ce qui est. Ce n'est pas parce que je le pense que c'est; mais bien parceque c'est que je peux le penser.
Les principes, étant communs au réerl et à la pensée, amè ne le sens commun à énoncer que le hasard n'existe pas en ce sens qu'il y a un ordre et que la nature n'agit pas en vain et que toute chose a une cause et sa raison d'être, ce qui en détermine son existence et sa valeur.
Ces cause et raison d'êtrene peuvent qu'être mues par une cause première à l'origine de tout existant.
Cette cause première est appelée DIEU
Ces vérité& premières ne sont pas prdonnées, pour qu'elles le soient, l'Intelligence doit s'astreindre à une réflexion contenue dans la philosophie.
Analyse des Principes Rationnels.
A la base il y a des vérités fondamentales, elles fondent toutes les autres vérités.
On ne peut affirmer quelquechose que si cela repose sur une Vérité, un Principe d'identité oiu de contradiction.
Ainsi une chose ne peut pas être et n'être pas dans le même temps. Ce qui est blanc ne peut que l'être.
Parmi les Principes rationnels il y en a de plus importants que d'autres; ainsi le Principe de non contradiction ou d'Identité est et tous les autres en découlent.
Classification des Principes rationnels
Principe de contradiction: Toute chose est ou n'est pas mais les deux en même temps.
Principe d'Identité: Ce qui est est nécessairement ce qu'il est , faute de quoi il n'existerait pas.
Principe du tiers exclus: Une chose est ou n'est pas , il n'y a pas d'intermédiaire. On rejoit le Principe de contradiction
Deux importantes utilisations du Principe d'identité.
Le syllogisme: ce qui est commu à l'ensemble l'est au particulier: Tous les Hommes sont mortels, Socrate est un Homme il est donc mortel.
La démonstration mathématique : ainsi une chose égale à une autre, une troisième égale à l'une des deux sera l'égale de l'autre.
Principe de Raison suffisante: c'set la raison d'être de chaque chose, c'est ce qui fait qu'elle soit et ne puisse pas ne pas être , et qu'elle possède en elle tout ce qu'il faut pour être ce qu'elle est. Elle est intelligible , rationnelle et explicable, au moins en soi.
Principe de Causalité. Tout ce qui commence et tout changement a une cause, sauf pour Celui qui est Cause de toutes les Causes qui, Lui, n'a que s raison suffisante (DIEU) Cette cause vient en plus de la raison suffisante.
Principe de finalité: Tout a une fin, rien n'existe sans but et toute action est effectuée en vue de quelque chose.
Principe de Substance: Toute chose animée ou inanimée est substance ce qui lui permet d'être onnaissable et décrite.
L'Accident
C'est une façon d'être de la substance qui a une existence autonome et l'accident peut venir en modifier certains de ses aspects: c'est un homme: la blondeur de ses cheveux est accidentelle.
L'accident ne peut exister que par son rapport à un être substantiel.
Aristote nous fait une liste de neuf accidents que la substance peut subir: Quantité, Qualité, Relation, Lieu, Temps, Position, Etat, Action, Passion. ce qui démontre que tous ces accidents sont dépendant de la substance qu'ils atteignent.
Importance des Principes Rationnels:
Depuis Descartes tous ces Principes Rationnels sont niés, déjà du temps des grecs certains esprits, dits forts, contredisaient la rélalité des choses, pour naller contre ce que le sens commun nous démontre.
C'est bien là la déraison de certains courants philosophiques qui sous prétexte de connaitre scientifiquement les choses méprisent à priori et systématiquement le sens commun.
On peut penser que plus l'Intelligence est naturellement forte plus ses convictions devraient l'être aussi.
D'où, mépriser le sens commun peut être signe de débilité.
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Filosofia
Cours du 2 décembre 2025 p37 - 41
L’ÊTRE
La notion fondamentale
La notion d’ÊTRE
Tout est basé sur un fondement, c’est ce que la philosophie essaie de démonter ou de découvrir.
Ce fondement initial doit être pris comme tel, inexplicable, non démontrable mais indispensable.
Pourquoi est-on ? Parce qu’on est.
Et le fait d’ÊTRE autorise à agir, à penser…
Ce fondement ou notion est commun à tout quelque divers qu’il puisse être. La différence qui en fait la diversité sera des traits particuliers attribués à chaque chose ou élément. Même si certains existants ont des points communs supplémentaires.
L’H, le cheval, l’arbre, le caillou ont l’ÊTRE leur est commun
L’H, le cheval et l’arbre ont en plus en commun la vie que n’a pas le caillou
L’H et le cheval ont un mental en commun
Seul l’H aura un élément particulier, l’INTELLIGENCE qui lui permet de penser.
On notera bien que tous ont l’ÊTRE en commun ; faute de quoi ils n’existeraient pas.
Seule l’intelligence peut découvrir son impérative nécessité.
Nécessité qui ne cache aucun piège étrange puisque, ÊTRE, est ce que chacun possède sans recherche ni études approfondies et sans mettre en œuvre son imagination, il n’y a rien à imager, C’EST un point c’est tout.
Concluons que l’ÊTRE est l’objet de l’intelligence.
Principe le plus fondamental
Principe d’identité.
Toute science a son propre fondement, lui aussi sans explication et c’est la science maitresse qui le fait saisir.
Dans chaque science, remonter de principe en principe, d’analyse en analyse on peut arriver à énoncer une vérité. Mais comme on ne peut remonter les principes à l’infini il faut bien convenir qu’il y en ait un de qui dépendront les autres et celui-ci sera dit Principe d’Identité, permettant de définir l’ÊTRE.
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Filosofia
Cours du 16 décembre 2025 p41 - 45
Résumé
Principe d’identité (suite)
Cette affirmation : « Toute chose est ce qu’elle est » illumine la compréhension de tout ETRE, sans être tenu à un long développement, et, sans elle il serait bien difficile de s’entendre sur la chose.
On peut compléter cette formule par son inverse : « une chose ne peut être ce qu’elle n’est pas » ce qui implique qu’on ne peut en parler puisque chacun sait qu’on ne peut parler que d’existant or si elle n’est pas, elle est RIEN
On dira de cette formule, de ce principe qu’il est « Principe de non contradiction »
Ainsi on pourra exclure de nos raisonnements tout ce qui est contradictoire ou absurde, l’absurde est souvent employé en mathématiques pour prouver un existant.
On notera que l’évidence de son ÊTRE nous dispense d’avoir à le démontrer par un raisonnement qui, lui-même, le présuppose. Son ÊTRE est, et ne peut pas n’être pas, dans le même temps,cela ne pose pas de problème à l’intelligence car c’est dans sa nature que de saisir l’ÊTRE de la chose.
La négation de l’ÊTTRE est par essence la destruction de la négation.
Ce n’était pas toujours l’avis de certains philosophes (Héraclite) sous couvert de changement. Hegel contestait la notion d’ÊTRE et prétendait que l’ÊTRE est ce qu’il y a de plus indéterminé. Mais, alors, comme le néant est l’indéterminé l’ÊTRE est néant
Son raisonnement est un sophisme. Un raisonnement se doit d’être précis
Ainsi si A = / est B
si B = /est C
il appert que A = / est C
on doit se baser sur un moyen terme dans ce cas il est C
Le raisonnement de Hegel sera le suivant :
L’ÊTRE est indétermination
Or l’indétermination est néant
Donc l’ÊTRE est néant.
Si l’on prétend que l’indétermination est néant, l’indétermination de l’ÊTRE n’est pas !
Il n’avait pas vu que l’ÊTRE est avant tout une détermination et même la première de toutes, celle de laquelle toutes les autres découlent.
Sa critique est grave, elle le mène à élaborer une philosophie basée sur la perpétuelle contradiction et cela mène à la négation de la Vérité.
De cette philosophie naitront celle de Marx et Engels et on ne s’étonnera pas de constater les contradictions opérées dans les divers régimes qui l’ont prise pour base.
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Filosofia
Cours du 13 janvier 2026 Y a-t-il une Vérité ? p 45 - 48
Résumé
ÊTRE réel et ÊTRE de raison.
Ce qui est réel est ce qui est, réel vient du latin « res » traduit par chose et la chose est bien la réalité visible de ce que l’on perçoit.
Cette chose est un ÊTRE et du fait qu’on peut la mesurer et ou qu’elle est active ou en capacité d’activité (l’Intelligence) on la dit réelle et ceci même si on ne la connait pas. Ainsi l’étoile qu’on avait penser exister à la suite de divers calculs est bien un ÊTRE réel,. Et ce n’est pas le fait de le voir que l’ÊTRE devient réel mais parce qu’il existe. L'éxistence de l'ëtre réel ne dépend pas de notre connaissance
En revanche l’ÊTRE de raison n’existe que dans notre pensée, mais du fait que nous le pensons « il existe » quoique dépourvu d’existence mesurable.
Nous avons souvent évoqué le « néant » qui est la négation de l’existence et le fait d’en évoquer l’existence le fait être ÊTTRE de raison.
Tout ÊTRE de raison est mû par un ÊTRE réel, la Pensée ; ainsi la cécité, ÊTRE de raison ne peut être évoquée que par moi ÊTRE réel qui peut être privé de la vue.
L’étude de cet ÊTRE de raison est « la Logique » mot qui vient du LOGOS grec qui est la pensée et qui est aussi la parole.
ESSENCE et EXISTENCE
Pour appréhender l’ÊTRE il faudra le considérer dans son Intelligibilité car il est l’objet premier de l’Intelligence et que seul ce qui est intelligible peut être perçu par l’intelligence.
L’Intelligence ne connait toute chose que dans son ÊTRE et par son ÊTRE. Devant la chose l’Intelligence posera la question « qu’est-ce que c’est ?». Le fait qu’on pense à poser la question tend à démontrer l’Intelligibilité de la chose qui est.
La chose a une « essence ou nature propre » qui la fait agir selon son essence selon ce qu’elle est, car ces notions sont dynamiques. Ainsi l’H agit selon sa nature humaine et non selon celle des canidés ou des reptiles, il agit en Homme.
On ne peut se faire une représentation de l’Essence ou la Nature de la chose, car ces notions sont seulement intelligibles; ce sont des notions qui ne parlent qu'à l'intelligence, elles ne parlent ni à l'imagination ni aux sens.
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Clémentine
Cours du 21 janvier 2026 Résumé p 48 - 54
La métaphysique que nous étudions s’intéresse à l’être réel, qui existe indépendamment de toute connaissance, et, par opposition, à l’être de raison, qui lui n’a d’existence que dans notre pensée seule. Il s’agit alors d’une fabrication de notre pensée -qui elle est bien un être réel - et qui lui est utile pour penser.
La métaphysique que nous étudions s’intéresse à l’être réel, qui existe indépendamment de toute connaissance, et, par opposition, à l’être de raison, qui lui n’a d’existence que dans notre pensée seule. Il s’agit alors d’une fabrication de notre pensée -qui elle est bien un être réel - et qui lui est utile pour penser. Dans le syllogisme A=B et B=C, donc A= C, B le moyen terme qui marque une étape dans le raisonnement logique, est un être de raison. De même, dans une négation, nous évoquons ce qui n’est pas ce qui est. Hors, ce qui n’est pas ce qui est ne peut être réel, il s’agit donc finalement d’une idée, d’un être de raison ( ex le néant ou la cécité). Les maths manipulent elles aussi continûment des notions qui sont des êtres de raison, indispensables pour construire les raisonnements logiques propres à cette science. C’est dans son être et par son être que l’intelligence (qui est de l’être) accède à la connaissance. Dès lors, toute chose est par définition connaissable, donc intelligible. L’acte premier face à toute chose est de connaître ce qu’est cette chose. « Qu’est-ce que c’est ? ». Elle nous devient intelligible quand notre intelligence peut se saisir de l’essence ou nature de cette chose qui par ailleurs existe indéniablement. Notre intelligence nous permet d’appréhender ces deux aspects indissociables que sont l’essence (accessible à l’intelligence seule) et l’existence de toute chose. La métaphysique réaliste d’Aristote et de Thomas d’Aquin établit une distinction entre ces deux notions tout en insistant sur leur complémentarité (elles sont composées ). Elle s’oppose aux qui nient les faits d’existence au profit des essences en risquant de produire une pensée détachée du réel (Spinoza, Husserl et la phénoménologie… ). Et aux existentialistes et pragmatistes qui à contrario, n’admettent que les faits en niant les essences, jusqu’à refuser toute possibilité d’intelligibilité au réel (courant nominaliste).
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Filosofia
Cours du 21 janvier 2026 Y a-t-il une Vérité ? p 48 - 54
Résumé
L’ESSENCE
Nous avons vu que l’Essence de l’ÊTRE c’est donc « Ce que la chose est » ce que l’Intelligence comprend parfaitement.
Comprenant cela, l’Intelligibilité de la chose, l’Intelligence considérera que la chose existe et c’est ce fait d’exister qu’on appellera l’Existence. Ce qui fera d’elle qu’elle est ceci ou cela et non les deux à la fois ou cela et son contraire.
Distinguer l’Essence de l’Existence est fondamental en Métaphysique.
S’il y a distinction entre les deux, il n’y a pas séparation, ils sont complémentaires l’un à l’autre.
On ne peut s’enquérir de l’Essence de la chose sans que celle-ci existe ou ait existée ou est susceptible d’exister.
On dira donc que l’Essence est relation à l’Existence et que l’Existence appartient à une essence.
Certains courants philosophiques sont opposés à cette approche ;
Les essentialistes ne considèrent que l’Essence et nient le fait d’exister.
Les existentialistes n’admettent que les faits d’Existence niant les Essences.
Ces deux conceptions sont étonnantes si l’on se souvient que en toute chose l’Intelligence considère ce qu’elle est, encore faut il que la chose existe et soit intelligible. C’est un fait pur accessible par l’expérience.
Les philosophes intellectualistes ou rationalistes voulant tout réduire à ce qui est explicable par l’intelligence et tout déduire de l’Intelligibilité refusent les faits qu’on ne peut que constater sans explication et ils se tournent vers l’Essentialisme.
A l’inverse, les Empiristes refusant toute explication rationnelle iront à l’Existentialisme allant jusqu’à nier l’Intelligibilité du réel, le considérant absurde et incompréhensible par l’Intelligence. Les Essentialistes se heurtent à l’existence de la chose que l’on ne peut que constater
Les Existentialistes , eux, se heurtent au fait que les sciences parviennent à trouver une intelligibilité et une rationalité dans la réalité
LA SUBSTANCE et L’ACCIDENT
On a vu que toute chose est intelligible, voyons maintenant leur existence réelle.
On a noté que c’est l’ÊTRE qui est commun à toute chose et que chacun a son propre ÊTRE
Certains ÊTRES ont en eux tout ce qui leur est nécessaire pour être, ils seront SUBSTANCE. Alors que pour un autre groupe chaque ÊTRE aura besoin d’un support (ex : la blancheur, la taille, l’âge…) tout ce qui particularise la chose et chacun de ces états seront dit ACCIDENT.
Ces accidents ne peuvent exister par eux-mêmes, ils doivent leur existence à un sujet dont ils dépendent
Le sujet est bien ce qui est et est nommé SUBSISTENCE, sauf lorsqu’il s’agit de l’Homme doué d’intelligence et de liberté on le dira être une PERSONNE, responsable de ses actes et de ses relations avec les autres.
On entend parfois concernant la SUBSTANCE qu’elle existe par soi ; il est plus juste de dire qu’elle existe en soi par le fait qu’elle possède tout ce qu’il lui faut pour être sans que la substance ait une action pour exister.
On ne peut faire une représentation imaginative de la SUBSTANCE, et de l’ACCIDENT, pas plus que pour l’ESSENCE et l’EXISTENCE. Ensemble ils sont constitutif de l’Être, ils ne peuvent être l’un sans l’autre. On peut les distinguer mais non les séparer
La SUBSTANCE existe avec ses ACCIDENTS afin d’être l’objet étudié et l’ACCIDENT ne peurt être que tributaire de la SUBSTANCE.
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Filosofia
Aristote année 2025 – 2026
Y a-t-il une vérité ? p 54/65
Résumé du : Cours du 27 janvier 2026
La Substance et l’Accident (suite)
On a vu que si la substance peut se suffire à elle-même, l’Accident est tributaire de la Substance et qu’ils ne peuvent aller séparément. Ces deux éléments constituent l’ÊTRE REEL
Les Accidents ne sont perçus que par les sens alors que la Substance ne peut être comprise que par l’Intelligence seule habilitée à percevoir cet ensemble.
Certains courants philosophiques n’admettent que ce qui est reconnu par les sens, ils constituent le phénoménisme, dit aussi Structuralisme, et de ce fait nient la Substance. Ceci les amène à avancer qu’il n’y a pas d’Hommes, ni de nature humaine, mais uniquement des structures psychologiques et sociologiques.
Or on a vu que les Accidents sont tributaires de la substance, donc la nier est contradictoire.
Si seule la métaphysique peut définir et justifier la notion de Substance, il n’est pas nécessaire d’être métaphysicien pour en saisir ses qualités ; le Bon Sens et l’Intelligence sont aptes à cela, à connaitre les choses dans leur ETRE par leur ETRE.
La Substance n’existant que déterminée par les Accidents et ceux-ci ne pouvant être que par et dans la Substance, on se voit contraint de distinguer l’Essence de la Substance de celle de l’Accident qui n’a pas en lui ce qu’il faut pour exister et qu’il est donc nécessaire de le faire dépendre d’une Essence substantielle.
On peut donc opérer un classement des ÊTRES Réels, ce qu’a fait Aristote pour les Accidents.
Nous ne prendrons que les quatre premiers.
1/ QUALITE : elle détermine la Substance, non seulement par rapport à l’autre, mais dans son ÊTRE propre laissant paraitre ce qu’elle est vraiment. Cette qualité est dite habitus, car elle a en elle ce qui convient à son ÊTRE.
2/ QUANTITE : accident propre aux substances de par la matière dont ils sont faits et qui les rend divisibles et mesurable. Cet Accident est bien le premier de tous et celui dont on s’aperçoit dès le premier abord.
3/ La RELATION : c’est l’accident par qui chacun se rapporte à l’autre.
Nous avons vu que la Substance se définit comme « in se » (en soi) l’Accident comme « in allio »(à l’autre) la Relation se définira comme « ad alliud » (vers l’autre). Ainsi père et fils sont en relation réciproque.
4/ l’ACTION : c’est l’Accident de la transformation. Le sculpteur par son action transforme le bloc de pierre en statue.
Cet Accident introduit la notion de changement, notion reprise par certains courants philosophiques qui veulent nier l’ÊTRE de la chose.
Chapitre II
Changement et Multiplicité.
Il est indéniable que tout existant est susceptible de changement.
Certains courants philosophiques en ont conclu que le Principe d’Identité ne tenait pas. On doit contredire ces courants en précisant que ce qui change, ce sont les Accidents et que l’ÊTRE reste ce qu’il est au risque dans le cas contraire de ne plus être.
Cette difficulté d’analyse a été le point de départ de la philosophie, avec deux systèmes opposés, ceux de Parménide et de d’Héraclite.
Le premier, Parménide, pour garder le Principe d’Identité, réfute le changement qualifiant ce qui en apparait d’illusion d’optique, la seule réalité étant l’ÊTRE, et tromperie de nos sens. Cependant on est bien obligé de constater qu’il y a des changements.
Le second, Héraclite, pour maintenir l’expérience du changement nie le Principe d’Identité et en même temps l’ÊTRE lui-même, puisque rien ne demeure et que seul le changement est réalité. Mais cette réalité ne peut être puisque contredite en permanence par le changement constant. Ce qui est, n’est plus et est remplacé par un instant fugace.
Héraclite disait qu’on ne se baignait pas deux fois dans le même fleuve, l’eau ayant coulée et étant remplacée par une autre faisait naitre un autre fleuve. Dans ce cas on ne peut plus affirmer qu’une chose est ce qu’elle est et cet axiome posé, le changement ne peut être.
Ce qui change ce n’est pas l’ÊTRE de la chose mais tout ce qui peut la définir, soit ses Accidents.
Aristote apporte la solution à cette situation en définissant deux états d’ÊTRE
ÊTRE en puissance et ËTRE en Acte
Les changements dont noud venons de faire état ne concernent que l’ÊTRE en Acte (ou ÊTRE actuel)
Pour admettre qu’il puisse y avoir un changement il faudra admettre qu’il y ait un autre ÊTRE, l’ÊTRE en puissance et tout ÊTRE en Acte est en Puissance d’une autre qualité et pour y parvenir il faut qu’il s’opère un changement, non de l’ÊTRE en Acte, mais des possibilités de celui-ci, donc de l’ÊTRE en puissance.
Il faut préciser qu’être en puissance n’est pas être très fort, mais tout simplement détenir les moyens de faire , de réaliser ; le nouveau-né est en puissance d’être adolescent, puis adulte, puis instruit, puis mort….
La physique moderne traduit cette Puissance par ENERGIE POTENTIELLE.
Les Héraclitiens nient cette notion arguant que n’existant pas encore le futur de l’ÊTRE n’est que NEANT.
Cela revient à nier l’existence même de la chose avec tout ce qu’elle comporte en elle. Cette Puissance ne peut se concevoir que supportée par une existence. De RIEN, rien ne peut ÊTRE.
On peut se poser la question d’un ÊTRE en ACTE PUR ? rien ne l’affirme physiquement, mais on peut tout de même le supposer en avançant que seule une perfection, ayant tout en soi, peut faire exister des ÊTRES même imparfaits. On ne peut donner que ce que l’on a.
Le changement est dû à la multiplicité des instants différents les uns des autres ; c’est le TEMPS, et nous sommes dans le TEMPS.
Ce qui est ne peut pas ne pas être, mais il a pu être autre et a la capacité de devenir autre ; chaque étape du changement marque un instant dans le TEMPS
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Cours du 27 janvier Y a t-il une Vérité Résumé par Pierre p 54 - 65
Y a-t-il une Vérité Jean Daujat
ETRE REEL - ETRE DE RAISON
Résumé du cours Solange du 28/1/2026
La Métaphysique s’intéresse avant tout à l’Être Réel.
Ce n’est pas parce qu’il fait nuit que le soleil n’existe pas.
Son contraire est l’Être de Raison, celui qui émane de notre pensée : exemple, le néant évidemment n’est qu’un Être de Raison! Comme les mathématiques….
L’acte ‘intelligence de l’homme qui pense, est un Être Réel qui joue en permanence avec des Être de Raison, par la pensée, pour la connaissance. C’est le travail de la logique (Logos = pensée exprimée).
ESSENCE ET EXISTENCE
L’Être est indissociable de l’intelligibilité : « L’intelligence connaît toute chose dans son Être et par son Être. La question « Qu’est-ce que c’est? » est à la recherche de son essence, ce que la chose est ou sa nature, au sens de dynamisme pour Aristote.
Mais si une chose est ceci (et pas autre chose), avant tout c’est parce qu’elle existe! C’est fondamental en Métaphysique. Cette distinction est essentielle et pourtant l’une ne va pas sans l’autre : l’essence est relation à l’existence et l’existence appartient à l’essence.
De par cette distinction, en a suivi 2 systèmes philosophiques opposés : Les Essentialistes et les Existentialistes.
Les premiers refusent de reconnaître les faits comme de pures données, les seconds refusent toute possibilité d’explication rationnelle.
SUBSTANCE ET ACCIDENT
Parmi les êtres connaissables par l’intelligence, il y a ceux qui se suffisent à eux-mêmes pour exister, par leur substance (cheval, cailloux…) et ceux qui n’existent que dans un autre être (le blanc du cheval blanc) et donc par accident: il faut donc distinguer l’Être en soi et l’Être qui a besoin d’un autre être pour exister.
Donc importance du verbe « être » qui nécessite un sujet, qui est porteur de l’existence, l’essence, la nature et tous ses accidents : cette substance d’être du sujet est appelée « subsistance »; et s’il est doué d’intelligence et de liberté, c’est une personne! Tout être existe « en soi », seul Dieu existe « Par soi ».
Il faut faire attention à ne pas confondre les perceptions de l’intelligence et celles de la sensibilité : ce n’est qu’en connaissant les choses dans leur être qu’on y découvre la substance. Les phénoménistes, adeptes de la connaissance sensible nient la substance! Un exemple de ceux-là au XX° siècle : Les structuralistes qui ne s’intéressent qu’aux structures psychologiques ou sociologiques de l’homme.
Au-delà du sens commun qui possède incontestablement la notion de substance, seule la métaphysique définit et justifie cette notion précisément. La distinction entre substance et accident oblige à distinguer leurs essences respectives. Autant les substances se suffisent à elles-même, autant les accidents n’existent que par un être intermédiaire.
Une classification s’impose :
1/ Pour les substances corporelles, nous avons les inanimées et les vivantes, qui elles même se divisent en végétaux et animaux qui eux-mêmes se divisent en animaux. Sans intelligence et ceux avec, c'est-à-dire l’homme.
2/ Pour les accidents, voyons 4 catégories principales : Qualité, quantité, relation et action.
A : La qualité, tout ce qui la qualifie sans comparaison (la blancheur du cheval). Par exemple, la science comme un acquis de l’intelligence.
B : La quantité, propre aux mathématiques, pour tout ce qui se prête au calcul. Pour les substances corporelles, la quantité est l’accident « premier »!
C : La relation, c’est l’orientation vers l’autre (La relation du père au fils).
D L’action autorise la transformation et donc introduit la notion de changement.
LE CHANGEMENT et LA MULTIPLICITÉ
L’identité de l’Être est-elle remise en question par le changement inéluctable de toute chose?
Basons-nous sur le principe d’identité : « Toute chose est ce qu’elle est ». Comment le changement ferait-il sortir l’Être de ce qui n’est pas? Voilà la question de la métaphysique originelle, 5 siècles avant notre ère.
Parménide soutient la non-existence du changement, fruit uniquement d’une illusion. Pourtant l’évidence s’impose!
Héraclite, de son côté, nie le principe d’identité : rien ne demeure, pas d’être, que du changement, la seule réalité!
Mais alors, comment peut-il y avoir des changements s’il n’y a pas d’Être?
Cette opposition raconte comment deux systèmes en contradiction sur le postulat de départ apportent à l’histoire de la pensée philosophique…A leur suite, le défi fut de concilier ces deux certitudes - principe d’identité et principe de changement. La solution fut trouvée par Aristote dans l’élaboration d’une distinction entre l’Être en Puissance et l’Être en Acte.
ÊTRE EN PUISSANCE ET EN ACTE
Pour Aristote, l’être en Acte, c’est l’Être qui existe actuellement : il est tout ce qu’il est et tout ce qu’il peut-être, grâce au changement. Il a en lui ce qu’il va devenir.
« La graine ne devient pas plante parce qu’elle est graine, mais parce qu'il y a en elle de quoi devenir plante ».
Ce qui est …ce qui peut être…ce qui n’est pas ou ne peut pas être.
Voilà ce qu’appelle Aristote l’Être en puissance, en possibilité d’être non encore réalisées en acte!
Et donc Aristote a résolu la contradiction des 2 voies ouvertes par Héraclite et Parménide : Le principe d’identité est respecté car l’Être est en puissance….l’Être en acte a un pouvoir d’Être.
Être en puissance……………………Changement…………………………être en acte.
Ex : Gland en puissance d’être…..possible germination en chêne……en chêne et pas en cerisier!
C’est une vision du monde en changement, composé d’êtres en puissance et en acte à la fois.
La philosophie d’Aristote est celle d’un perpétuel dynamisme évolutif. Existe-t-il un acte pur sans possibilité ou besoin de changement, immuable parce que parfait?
Le changement tel qu’Aristote l’envisage n’est-il pas ce qui constitue le temps? Voilà une succession d’Être dans le temps qui se succèdent et se distinguent les uns des autres.
Mais quid de la multiplicité des êtres différents.
Est-elle inconciliable avec le principe d’identité???
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Filosofia
Cours du 3 février 2026
Résumé
Y a-t-il une Vérité P 65/73
Le problème de la multiplicité
Multiplicité et principe d’identité sont-ils conciliables ?
A voir comment 2 pommes qui sont de même substance sont différentes on peut se poser des questions. En réalité il n’y a que les accidents qui les différentient et non la multiplicité de leurs apparences.
Leur ÊTRE ne varie pas ; il est toujours l’ÊTRE de la pomme, qui ne peut être que ce qu’elle est.
De même elle est différente de la poire mais toutes deux conservent leur ÊTRE commun de fruit.
Si l’on, pouvait croiser la pomme et la poire on obtiendrait un autre ÊTRE et non une multiplicité de l’ÊTTRE initial.
Parménide, pour défendre le Principe d’identité nie la multiplicité taxant les apparences qu’elle offre d’illusoire et provenant de sens trompeurs.
Héraclite pour défendre la multiplicité nie le Principe d’identité, donc l’ÊTRE arguant qu’il que diversité ; donc chaque élément s’oppose à l’autre, créant un chaos, voire l’inexistence d’ÊTRE. De fait cette philosophie se contredit elle-même, si l’on admet que toute chose est ce qu’elle est, d’où la diversité ne peut être que ce qu’elle est et ne peut impacter l’ÊTRE particulier des choses.
Il ne peut y avoir de diversité que dans l’ÊTRE et la diversité elle-même est ÊTRE.
La contradiction qui émane de la philosophie de Héraclite amène à sa propre destruction
Ces deux approches opérées par Parménide et Héraclite ont chacune des parcelles de Vérité et il faudra en tenir compte. Si l’on reprend les assertions d’Aristote on peut concilier les deux points de vus, il faudra admettre que chaque ÊTRE est à la fois en acte et en puissance, et c’est cela qui en fait la multiplicité, tout en conservant son ÊTRE propre, lequel a tout en soi pour être autrement ; il a en soi de vieillir, de s’instruire…
Cette possibilité d’être autrement peut varier selon chacun, et c’est là que la diversité apparait et cela du fait de nos limités qui ne sont pas les mêmes pour tous.
En quoi consistent ces limites ? en cela que chaque chose est pourvue de possibilités qui lui sont propres. Un amandier ne produira jamais de dattes, car son ÊTRE est en puissance d’amandier.
Pour l’Homme, cette puissance est plus complète ; en effet, outre celle de se reproduire comme tout autre vivant il pourra se compléter de qualités diverses.
On peut bien saisir ce qu’est la multiplicité par ces deux états : Acte et Puissance
Les deux multiplicités
Elles sont, soit celle de l’ESPECE soit celle de l’INDIVIDU celle-ci pouvant compléter la première.
Dans chaque domaine on peut encore explorer d’autres multiplicités complémentaires.
D’jà parmi les substances corporelles on dénotera deux façons d’être différentes
INANIMES ou VIVANT
Chez les inanimés on constatera qu’ils sont formés de divers éléments : Eau : oxygène et hydrogène ; Eau de mer : on ajoutera un troisième élément qui sera le sodium ; Air : oxygène et azote ;
Tous les éléments ne sont pas tous composés ; ils sont alors dits chimiques et purs, ils ont une seule nature déterminée et c’est la nature qui définit l’ESPECE.
Ainsi les Hommes sont une ESPECE, ils ont tous la même nature humaine, ce qui n’est pas le cas des animaux dont le règne se subdivise en une quantité élevée d’ESPECES (dont celle de l’Homme) ; Espèces canine, féline, reptile…
De même l’est est composée de deux ESPECES, oxygène et azote, chacun de ces deux éléments ayant sa nature propre.
On voit par-là, la multiplicité des ESPECES ; on pourrait encore en augmenter le nombre en considérant que chacun des éléments qui les forment est lui-même composé d’éléments plus petits, molécules, atomes et quantité de chaque.
Les Êtres vivants
Quoiqu’on en puisse penser aujourd’hui, c’est-à-dire le fait avancé que chaque ESPECE descend d’une précédente, on devra bien noter que chaque ESPECE vivante a sa propre nature et c’est pas cela qu’on pourra les différentier.
La multiplicité des individus d’une même espèce
Chez les êtres vivants on constate aisément la multitude des individus dans chaque ESPECE.
Chez l’inanimé la chose est plus compliquée car on divise un nombre d’individus et non un individu, et si on le fait on le détruit.
Seule la science moderne va nous permettre de pénétrer dans l’individu par le biais de la recherche des molécules qui sont individus dans les ESPSCES chimiques.
Ainsi selon ce que sont les molécules découvertes on pourra opérer un classement et avoir l’assurance de la multiplicité dans chaque ESPECE.
La multiplicité des ESPECES
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Cours du 3 février 2026
Y a t il une Vérité p 65/73
Résumé de Regis
Piqure de rappel
L’ÊTRE en acte est ce qu’il est car il n’est rien d’autre que ce qu’il est. Il est UN indivisible, mais il n’est pas immuable, il n’est pas autre chose en même temps sous le même rapport.
Suite.
L’ÊTRE en acte, c’est-à-dire existant en lui-même, ce qui inclus qu’il a lui-même la possibilité du changement, qu’il a le pouvoir, a la puissance en son être propre du changement. Tout changement provenant de ce qui peut être a pour l’amener à être actuellement est le passage de l’ÊTRE en puissance à l’ÊTRE en acte.
L’expérience sensible correspond à la perception directe du monde à travers nos sens, par exemple lorsque nous voyons ou touchons des objets. Cette expérience révèle l’existence de plusieurs êtres différents. Même si nous observons deux objets qui se ressemblent, ils restent distincts. Ce constat soulève le problème de la multiplicité, c’est-à-dire la coexistence de plusieurs Êtres semblables dans le monde. Le Principe d’identité affirme, quant à lui, que chaque ÊTRE possède une existence propre et unique. Il permet de comprendre que chaque objet est ce qu’il et ne peut être confondu avec un autre. Ainsi, il devient nécessaire d’expliquer comment plusieurs ÊTRES semblables peuvent exister en semble sans ne se confondre ni perdre leur individualité. Cette clarification permet d’éviter toute ambiguïté et de mieux saisir la question de l’identité et de la différence en philosophie.
Deux grandes positions philosophiques essaient de remédier à ce problème.
Parménide considère la multiplicité comme une apparence : selon lui seule l’unité de l’ÊTRE existe, et toute diversité est perçue comme illusoire. Il n’y aurait de réel que l’ÊTTRE dans sa parfaite unicité, 2 pommes restent 2 pommes, chacune ayant une existence propre.
Héraclite nie le principe d’identité et ainsi nie l’ÊTRE lui-même, il n’y a que de la diversité, chaque ÊTRE contredisant les autres, la seule réalité étant le chaos du divers.
La solution est d’admettre à la fois la certitude intellectuelle du principe d’identité bien vue par Parménide et la certitude expérimentale de la multiplicité et du mouvement bien vue par Héraclite.
Une solution consiste à admettre le Principe d’identité et la multiplicité des ÊTRES, en reconnaissant l’individualité de chacun et en expliquant leur diversité sans contradiction logique grâce à des principes ontologiques.
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Cours du 3 mars 2026
Petite synthèse offerte par Solange
Le Problème de la multiplicité
I - Multiplicité des espèces
a - Chez les êtres inanimés : c'est l'existence d'une nature déterminée ou essence qui définit l'espèce. Ex : eau, marbre,
fer, oxygène.
(L'individu au sein d'un même espèce c'est la molécule.)
Donc la multiplicité des espèces résulte de la multiplicité des essences.
b - Les êtres vivants sont définis eux aussi par leur nature ou essence d'où la multiplicité des espèces. Ex : chêne,
corail, chat, singe, homme.
→Distinction essence existence : Pour qu'il y ait existence d'un être il faut que l'essence reçoive l'acte d'exister.
L'essence est en puissance à exister, car toute essence ne nécessite aucune nécessité absolue d'exister.
→ L'essence d'un être le définit. Elle comporte tout ce que cet être ne peut pas perdre sans cesser d'être lui-même.
Ainsi Pierre est un homme (il possède la nature humaine, son essence est d'être un homme) il est intelligent, brun et assis.
Intelligent, il l'est par son essence c'est dans la nature d'un homme d'être intelligent, cela est intelligible.
Brun et assis sont des accidents et ne découlent pas nécessairement de la nature humaine. Pierre ne cessera pas d'être un
homme s'il n'est ni brun ni assis. Cela n'est pas intelligible.
Les accidents brun et assis déterminent l'individualité de Pierre et ne sont que de purs faite de constatation.
II - Multiplicité des individus de même espèce
Tout être corporel est un composé de matière et de forme.
→La forme donne la nature de l'espèce c'est le principe d'intelligibilité : principe organisateur de la matière qui
détermine la matière.
→La matière est ce dont les corps sont faits. Elle est pure puissance à revêtir toutes les formes. La matière est pur
indéterminé.
On voit que si la forme est principe d'intelligibilité, la matière est principe d'individualité.
→Ce qui distingue deux individus appartenant à une même espèce c'est qu'ils sont faits de portions de matière
différentes. C'est en tant qu'il y a ainsi des portions de matière distinctes les unes des autres que la quantité distingue une
portion des autres.
Donc l'accident quantité est l'accident premier et fondamental, sujet de tous les autres accidents.
→Ne pas confondre essence et forme: l'essence d'un être corporel comporte la matière car tout être corporel est un
composé de matière et de forme. Ex : cela fait partie de l'essence d'un homme d'être fait de matière, d'avoir un corps.
Mais dans tout être corporel on peut distinguer la forme et la matière.
L'essence comporte la forme et la matière, la forme n'est pas l'essence.
Conclusion : Si c'est en raison de la matière dont elle est faite que la substance corporelle possède l'accident quantité,
c'est sa forme qui ordonne cette quantité en un ensemble doué d'organisation.
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Filosofia
Cours du 3 mars 2026
Résumé
Y a-t-il une Vérité P 73/79
Nous avons vu que la multiplicité des espèces s’explique par celle des essences. Mais qu’est-ce que l’essence ? ou nature des choses ? c’’est ce qui définit la chose telle qu’elle est. Chaque chose peut avoir des accidents qui ont eux aussi des essences au même titre que celle de la substance.
Il appert donc la multiplicité des accidents compte tenu de ce qu’ils peuvent être chacun.
Quant aux essences substantielles elles sont le point de départ de la classification en une multitude d’espèces.
Qu’est-ce que l’essence ou nature substantielle ?
C’est ce que l’on ne peut ôter de la chose sauf à la détruire. On peut en revanche lui ôter ses accidents sans détruire son espèce ou sa nature.
Ainsi Pierre est un Homme, libre et doué d’intelligence ; mais également, il est brun, grand et mince.
On ne peut lui ôter sa liberté ou son intelligence qui sont propres à l’Homme, à l’espèce Homme, sans qu’alors l’Homme ne soit plus.
En revanche il pourrait être blond et gros, il ne serait sans doute plus Pierre mais serait toujours Homme.
On ne sait pas pourquoi ces accidents sont l’apanage de tel ou tel, mais ils permettent de les distinguer.
L’intelligibilité de la chose vient de son essence et l’individualité de ses accidents.
Multiplicité des individus de même espèce
Matière et forme.
L’individualité de la chose nous amène à dire que son ÊTRE est formé de deux principes,
Celui de son espèce
Et celui de son individualité.
Celui-ci c’est la matière dont est composée la chose, comme toute autre comparable, mais dans des proportions différentes. C’est bien cette différence de proportions qui fait l’originalité de chaque chose.
Concernant le principe spécifique, il est la forme qui organise la matière selon telle ou telle espèce ; que ce soit un Homme ou un reptile, ou un minéral, ce sont des amas de matière en puissance d’être à l’aide de la forme d’une espèce donnée, tout en lui appliquant certaines proportions pour les différencier entre eux.
Cette forme sera toujours la même pour tous les sujets d’une même espèce.
Aristote donne cette définition de matière et forme :
Est matière ce que sa divisibilité en portions donne l’individualité ; mais cette matière est principe et non substance et elle est parfaitement indéterminée et en puissance de toute nature.
Est forme ce qui constitue ou organise la matière spécifique.
Tout corps est bien constitué de matière, qui est réceptrice de la forme qui le fait être selon son espèce, et chacun recevra telle proportion lui donnant sa singularité. Ce sont deux principes, qui sont inséparables, qu’on ne peut imaginer mais que l’intelligence peut comprendre ou appréhender.
Il n’y a donc pas de matière sans forme ou de forme sans matière
Forme et matière ne peuvent exister que l’un par l’autre.
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Résumé cours du 3 mars 2026 de Fred
Y a t il une Vérité p 79/86
La multiplicité des espèces
Chez les être inanimés c’est l’existence d’une essence qui détermine l’espèce : eau, marbre, fer.
Chez les être vivants de la même façon, les essences définissent la variété des espèces.
Distinction entre essence et existence : il faut que l’essence reçoive l’acte d’exister, car elle n’a en elle même aucune nécessité d’exister
L’essence d’un être le définit, les autres éléments qui le caractérisent sont des accidents.
Pierre est un homme, intelligent, brun et assis
Homme et intelligent se rapportent à sa nature, ils reflètent son essence.
Brun et assis ne découlent pas de sa nature, ce sont des accidents.
La multiplicité des individus de même espèce
Aristote met en avant la notion de matière, qu’on doit considérer avec un sens différent du sens commun. La matière d’Aristote est une matière indéterminée en puissance d’être. Toute tentative d’imaginer cette matière conduirait à une erreur.
Cette matière ne devient un Être qu'à partir du moment où une forme la définit, Être et Forme passent d’ ”être en puissance” à “être en acte”. Forme et matière vont se conjuguer pour exister dans le monde réel (en acte) totalement dépendant l’un de l’autre. Ni la forme, ni la matière ne peuvent exister en Acte l’un sans l’autre, la forme donnant à la matière sa nature et donc son intelligibilité .
Suite à ce passage de l’être en puissance à l’être en acte, nous devons traiter la question de la multiplicité des individus d’une même espèce. Ils partagent la même essence mais sont différents à différents égards.
Deux individus d’une même espèce sont issus de portions différentes de matière-indéterminée en puissance. Quand ces deux portions s’associent réciproquement à des formes de même essence, elles viennent à l’existence en acte en tant qu’individus différents dans la même espèce.
Ces deux individus auront en commun ce qui vient de l’essence, de leur forme (homme, intelligent, vivant, respirant, …) et se distingueront par les accidents qui vont caractériser ou exprimer leur différences (brun ou blond, grand ou petit, assis ou debout, …).
Les différences et les similitudes ne peuvent être perçues qu’à partir du moment où la portion de matière se conjugue avec sa forme pour exister en acte. Avant l’existence en acte, les matières indéterminées de ces 2 portions ne sont pas comparables, elles ne sont pas matérialisées et échappent à notre perception.
Matière indéterminée et forme ne peuvent exister l’une sans l’autre, elles s’unissent pour exister en acte et devenir un Être, nous ne devons pas essayer de les imaginer l’une sans l’autre.
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Filosofia
Cours du 10 mars 2026
Résumé
Y a-t-il une Vérité P 79/86
Nous voyons que l’individualité de la chose n’est pas principe d’intelligibilité du fait qu’elle est due à la matière indéterminée, qui elle-même n’est pas intelligible sauf à être formatée en telle ou telle substance, qui peuple les espèces qui sont intelligibles.
Comment la matière sans détermination, peut donner à la substance cette détermination et son individualité ?
Ce sera par son accident de quantité qui est le propre de toute matière informée. Et, le fait que cette quantité soit divisible lui donnera sin individualité.
On notera bien que toute chose est composée d’une même matière, seule les proportions de celle-ci varient pour créer les différences.
On peut préciser également que tout accident dépend de l’accident premier qui est celui de la quantité.
Si la forme donne l’ÊTRE à la matière elle influe également sur les accidents qui caractérisent les substances, quel qu’elles soient, vivantes ou inertes, et préside à l’organisation des étants. C’est bien cet ensemble qui les rend intelligibles. Les caractères individuels des objets ne les rendent pas intelligibles car ils ne sont pas principes organisateurs, ils ne sont que des accidents.
Essance et forme sont différents l’un de l’autre. L’essence comporte la matière et c’est la forme qui l’actu et fait l’individuation de la chose par la quantité.
Ainsi la matière est informée et la forme est informante et à tous deux sont constituant de la substance.
La multiplicité des individus d’une même espèce
Comment expliquer par la distinction de l’ÊTRE en puissance et de l’ÊTRE en acte cette multiplicité ?
Tout ce qui nous entoure est sujet au changement et c’est celui-ci qui le fait être ce qu’il est.
Il faut donc un changement et un changé
Il y a plusieurs sortes de changements :
Il peut être local : la substance demeure et non le lieu
Il peut être physique : la substance demeure mais son aspect varie, il subit des accidents.
Il peut être de nature : ainsi les aliments qui deviennent ce corps absorbant
Ainsi la mort qui change le nature de du vivant en cadavre. Dans tous ces cas la matière initiale est différemment formatée ; on constate bien que la matière est bien en mesure de devenir tout autre à l’aide de la forme et selon des proportions données s’individualise. S’il y a continuité de la matière il y a discontinuité formelle.
Les 4 causes
Il faut noter que ËTRE a une cause pour être et ainsi que nous venons de le voir nous en connaissons deux dites intrinsèques, dont toute chose dépend dans son passage de la puissance à l’acte.
Un principe les fonde : c’est le principe de la RAISON D’ÊTRE qui veut que ; « ce qui est mais n’est pas par soi, l’est par un autre. »
C’est le cas de tout sauf pour l’initiateur de tout.
Pour être il faut avoir en soi ce qu’il faut pour être, et si on ne l’a pas par soi-même il faudra bien qu’un autre nous l’ait procuré ; et de ce principe de Raison d’être découle celui de la Cause Efficiente
En effet si toute chose est en puissance d’ÊTRE, et qu’elle ne l’est pas par elle même il lui faut quelque chose, un agent, qui le lui permette, on l’appellera Cause Efficiente.
D’où le principe qu’il n’y a pas de changement sans cause efficiente.
Sans cette cause l’ÊTRE en puissance reste en puissance.
nul ÊTRE ne passe de lui même de la puissance à l'acte.
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Résumé
Cours du 10 mars 2026 de Jacques Ch
Y a-t-il une Vérité p 79/86
1/ La matière est indéterminée ; elle acquiert son existence par sa forme.
La forme donne existence à la matière
2/ la matière est inintelligible
La matière transmet à la substance (à l’Être) son individualité par l’intervention de l’accident Quantité (on parlera de portion de matière)
3/ L’accident Quantité est fondamental pour la substance corporelle, car il reçoit tous les autres accidents.
4/ c’est en raison de la matière dont elle est faite que la substance (être) possède l’accident Quantité.
C’est sa forme qui ordonne cette quantité en un ensemble doué d’organisation.
Rappel l’hylémorphisme est l’ensemble « matière + forme »
Chaque Être a sa nature propre, ses caractères spécifiques liés au principe d’intelligibilité.
En revanche, ses caractères individuels n’ont pas ce principe d’intelligibilité car ils émanent du hasard défini par des rencontres accidentelles.
5/ Le passage : le changement
De l’Être en puissance à l’Être en acte source de l’existence de la substance corporelle
Les natures du changement
- Changement local = la substance demeure, ce qui change c’est la distance entre les autres corps
- Changement physique : la substance demeure, les propriétés changent (ses accidents)
- Changement de nature : (alimentation devenant l’alimenté) la matière demeure, la forme change ; on parlera de continuité matérielle et de discontinuité formelle.
Les CAUSES (métaphysique)
Tout ce qui contribue à constituer quelque chose dans son Être
Cause : changement (vu précédemment)
Causes extrinsèques
Principe de raison d’être Ce qui est, pas par soi, mais par un autre
Cause efficiente
Cause du changement
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Filosofia
Cours du 17 mars 2026
Résumé Y a-t-il une Vérité p 86 / 101
Le changement dont nous avons parlé tend vers une fin ; celle-ci sera la réalisation de l’ÊTRE en acte et sera opérée par une cause efficiente.
Précisons que tout changement ne pourra s’effectuer que dirigé vers un but, une fin désignée.
On peut ajouter que cette fin, cause finale, ne pourra être réalisée que si elle est précédée par une cause qui est la cause efficiente qui lui est jumelle. Sans ces deux causes aucun changement ne pourrait avoir lieu.
On résumera que tout changement est possible grâce quex causes formelles et matérielles, et à une cause efficiente et une cause finale, ; et cela fera passer l’ÊTTRE en puissance à l’ÊTRE en acte.
La fin est bien le terme vers lequel le changement se dirige et cela est un mouvement naturel qui n’est pas décidé par un agent extérieur. Ainsi la fin du fruit du cerisier n’est pas la nourriture d’un autre ÊTRE mais de devenir une cerise fruit du cerisier dont il est sa semence, et ce processus est parfaitement naturel et commun à tout ÊTRE vivant.
La réciprocité des Causes.
Nous avons bien vu que la cause formelle a besoin d’une cause matérielle pour être et czudser un être. si la matière n’est pas informée elle ne prendre substance et la cause formelle ne pourra agir qu’en présence de la cause matérielle. Cause formelle et cause matérielle se conditionnent l'une l'autre, elles se donnent mutuellement existence
Concernant le changement de nature des corps il est dû à sa causalité formelle qui peut varier et conformer différemment l’objet. (on parle alors d'un changement sunstantiel)
Un exemple très parlant : celui du corps mort ; c’est bien toujours la même matière mais sa nature est bien autre, de vivante elle est morte. On ne parlera plus d’Homme ou de chien mais de cadavre d’espèce.
La mort, n'est jamais une cause finale, elle est entrainée par une cause efficiente , arrêt des fonctions vitales, qui agit en vue de la fin.
Ne pas tenir compte de l’ensemble des causes amène à comettre tant d’erreurs, celle par exemple , pour les matérialistes, qui ne considèrent que les causes matérielles et efficientes.
Toutes les causes s’épaulent.
Un autre exemple de cet épaulement, un dépressif est il dans cet état parce que son état de santé est déficient, ou n’est ce pas cette dépression qui est cause de sa maladie ? les causes formelles et matérielles sont bien liées.
Spirituellement on peut se demander si c’est le repentir du pêcheur qui lui octroie des grâces ou si c’est une grâce qui provoque son repentir. Mais l’un ne peut aller sans l’autre
La connaissance sensible.
Chacun tend à connaître la réalité.
Quels sont les moyens à sa disposition ?
Il dispose de deux moyens complémentaires :
1/ la connaissance sensible, commune au règne animal et à l'Homme
2/ la connaissance intellectuelle, privilège du genre Humain, et c’est ce qui caractérise l’Homme.
L’objet matériel de la cause sensible.
C' est tout ÊTRE matériel qui peut être connu ou qui est connu pat le règne animal, par ses sens qui rappelons le sont au nombre de cinq : Vue, Ouïe, Odorat, Goût et Toucher .
Notons que cette matière formatée qui peut être connue, est, on l’a vu, individuée par cette matière déterminée.
La connaissance portera donc sur l’individuation de la matière, ainsi si je connais une pierre particulière, avec tous ses accidents, je ne connais pas tout le monde minéral. Tout intelligible qu’il soit. Cela est vrai pour un Homme particulier ou pour un objet manufacturé particulier.
L’objet formel de la connaissance sensible.
La sensibilité connait les ÊTRES individuels, mais comment, par quoi, en quoi ?
Ce sera selon la forme reçue par la matière.
Ainsi, l’ouïe ne peut connaitre que le son, l’œil, que la lumière, le toucher, que le tactile etc… et en aucun cas ne peut connaître autrement que par les possibilités qui leur ont été attribuées.
Ainsi l’objet formel de la connaissance sensible est la faculté ou qualité sensible reçue par chaque organe. On pourra résumer par : la sensibilité est la connaissance d’ÊTRES individuels et de faits particuliers par des phénomènes physiques agissant sur nos organes.
Tout ceci nous fait comprendre combien notre connaissance sensible est limitée à ce qui est matériel, et ignorante du fait intellectuel.
La première connaissance est le Toucher, donc tout ce qui nous est très voisin et qu’on peut tâter. C’est chez les animaux inférieurs la première et la seule connaissance qu’ils aient.
L’Odorat appréhendera des objets moins voisins les odeurs étant volatiles.
L’Ouïe ensuite agrandira son cercle de connaissance, du fait de la grande propagation des sons, sauf dans le vide.
La Vue enfin pourra se rendre compte de la présence d’objets fort éloignés de nous, la lumière voyageant très loin et très vite, ainsi on voit les étoiles par la lumières qu’elles émettent.
La Sensation
C’est la première forme de connaissance qu’on nomme ainsi, elle sera suivie de son qualificatif : visuel, auditive, tactile, olfactive, gustative.
Les cinq sens dont nous parlons sont dits externes car ils sont touchés par ce qui nous est extérieur.
Son caractère essentiel est d’être une connaissance immédiate et directe. En effet entre l’objet à connaitre et nous il n’y a pas d'intermédiaire. ce sont ces objets de connaissance qui agissent directement sur nos sens sensoriels et qui les font passer de la puissance à l'acte de les connaître.
Pour l’œil ce sera la lumière, pour l’ouïe ce sera le son … etc. sans cette action de l'objet la connaissance ne peut se manifester
On traduira ces notions en ces termes philosophiques : « le phénomène physique perçu est sensible en acte » et fait passer la faculté de perception de la puissance à l’acte de percevoir.
Cette absence d’intermédiaire nous assure de la réalité de cette sensation, et cela est important puisque c’est le départ de toute connaissance, pour laquelle le doute n’est pas permis.
Certains diront qu’il peut y avoir des tromperies ou défauts d’optique, il s’agit là d’interprétation (il peut y avoir des défauts de sens, ce qui n’ôte en rien le fait de la sensation)
La Vue ne se trompe pas sur la lumière. L’Ouïe non plus sur le son etc…
Ce sont les sensibles propres qui sont connus par les sensations qui les perçoivent.
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Résumé de Pierre Cours du 17/3/2026
Y a t il une Vérité par Daujat p.86 ( réciprocité des causes)
Pour finir le chapitre Changement et Multiplicité, nous en arrivons à affirmer que la cause matérielle n’est pas envisageable sans cause formelle et et vice versa. Ce sont les causes intrinsèques.
Dans le cadre du passage de la puissance à l’acte de toutes choses, il y a pour ces changements des causes extrinsèques, qui sont la cause efficiente ( qui rend possible) et la cause finale dont elle n’est pas dissociable.
Daujat démontre qu’une loi de réciprocité s’applique immanquablement entre les causes intrinsèques ( cause formelle et cause matérielle) et extrinsèques ( cause efficiente et cause finale).
-Et elles se donnent mutuellement existence
P . 93
Connaissance sensible
Chez l’homme, il y a deux sortes de connaissances : la connaissance sensible, commune avec les animaux, et la connaissance intellectuelle.
Quid de la connaissance sensible? Et tout d’abord quel est son objet matériel?
C’est tout ce que la sensibilité peut connaître, dans son individualité et ses particularités : Dans une foule, chaque individu a des caractéristiques qui lui sont propres! Même s’ils sont au même endroit pour la même raison!
Daujat en conclut que ce sont les êtres individuels et les faits particuliers qui constituent L’OBJET MATÉRIEL de la connaissance sensible.
Mais qu’est-ce que la sensibilité peut en connaître ?
Pour l’ouïe, notre oreille ne nous fait connaître des choses que par leur son et rien d’autre. Daujat rappelle que le son est l’objet formel qui détermine la nature même de l’ouïe, comme la lumière est l’objet formel de la vue. C’est par la lumière que la vue connaîtra les objets matériels…
Les objets formels de la connaissance sensible sont des phénomènes physiques qui agissent sur nos organes sensoriels. Ceux-ci sont activés par des qualités sensibles ( ou accidents). Cette connaissance sensible est donc limitée par les capacités de nos récepteurs sensoriels. Parmi ceux-ci ( toucher, ouïe, odorat…) la vue est notre super sens car la lumière est un super objet formel, puisqu’il peut même éclairer le vide interplanétaire!
Nous avons donc un premier stade de connaissance grâce à nos sens. Ces sensations sont produites par les objets et proviennent de nos sens externes, en contact avec la réalité extérieure : Elles sont directes, immédiates. Ces sensations sont des expériences sans intermédiaire qui font passer la perception de la puissance à l’acte! Elles sont les points de départ de toutes nos autres connaissances. Infaillible la perception? Sur leur objet propre, oui!(sauf avec sens défectueux….) Mais pas pour leur objet commun)…
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Filosofia
Cours du 24 mars 2026
Résumé y a-t-il une Vérité p 101 / 108
La perception de l’espace.
Si l’œil ne voit pas la lumière en tant qu’elle est lumière, il voit l’objet grâce à lumière qui le souligne selon sa forme physique qui le situe dans l’espace.
Cette perception de l’espace n’est pas le propre de nos sens mais elle est par le fonctionnement combiné de nos sens.
Le nouveau-né qui ne voit pas les objets définis mais la lumière qui en émane, pour se rendre compte du physique de ces objets il faudra la combinaison de ses sens et dont il devra comparer ce qu’il en reçoit.
Son toucher lui démontrera des formes, son ouïe des agréments sonores, sa vue l’habituera aux distances aidées qu’il sera par son sens tactile et l’effort musculaire que celui-ci lui demandera. Les longues distances ne lui seront familières que beaucoup plus tard. Nous avons la même évolution pour l’ouïe qui joue également un rôle considérable dans la perception spatiale pour percevoir le lieu du son qui se situe dans une tri dimension ; et l’oreille est constituée pour cette perception et la présence de ses trois canaux semi circulaires situés dans l’oreille interne.
C’est bien par la combinaison de ces deux sens que la perception dans l’espace peut exister. Cette perception est appelée sensible commun ou sens commun, commun à l’ensemble des sens externes.
C’est à l’occasion de la perception sensible des objets dans l’espace que l’H reconnait des substances et cela se fait spontanément et de façon immédiate.
On notera qu’on ne peut se représenter les choses dans l’espace que tri dimensionnellement ; même si en géométrie on peut élaborer et calculer d’autres dimensions, mais non représentable par notre sensibilité.
La Sensibilité interne.
C’est une sensibilité psychologique, voire imaginaire.
C’est ce qui reste des choses connues alors qu’elles ne sont plus à notre portée. La maison de mon enfance laisse en moi des traces, or je ne l’habite plus. Elle a laissé en moi une image. Si cela est vrai pour le visuel ce l’est également pour l’auditif, j’ai bien en tête les danses Polovtsiennes et cependant nul disque ne me les diffuse. Il en est de même pour les odeurs, qui n’a pas en lui les odeurs bienaimées de certaine cuisine.
On parlera là d’images visuelles, auditives, gustatives…
Ces sensations ou images sont plus ou moins développées, voire nécessaire selon les personnes et pour les animaux, en particulier concernant l’olfactif.
Ce n’est plus comme on l’a vu pour la sensation une connaissance directe et immédiate, mais une connaissance indirecte et médiate, c’est-à-dire qu’il lui faut l’image conservée en nous , d’où le risque d’illusion et autre aveuglement.
Cette imagination est dite conservatrice, et elle n’est en aucun cas créatrice comme certains le voudraient. Ce qu’ils nomment création n’est en fait que des combinaisons qui font voir autrement ce qui est reçu et qui peut les faire paraitre nouveau. C’est du déjà vu présenté autrement. Un cheval ailé n’est rien d’autre qu’un cheval à qui on a collé des ailes d’oiseau et non une nouveauté qu’on peut voir.
On nous présentera l’invention technique et la création artistique, ce ne sont en fait que des œuvres de l’intelligence jointe à l’imagination qui n’est qu’un instrument de nouvelles compositions.
Après ces diverses données on tiendra compte de la mémoire qui fera le lien entre l’image et son origine, car l’imagination ne conserve que l’image brute. Donc la mémoire nous permet d’appréhender le sens des images stockées dans notre imagination.
Elle peut être à différentes dominantes :
Visuelle pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
Auditive pour l’apprentissage de la langue et de son parlé, de la musique.
Gustative pour les gastronomes et les dégustateurs.
Pour les animaux elle sera plus fréquemment olfactive.
Cette mémoire est une faculté interne, on la dit également intellectuelle.
La mémoire nous fait nous souvenir de notre MOI toujours identique à ce qu’il a toujours été malgré ses transformations.
Chez les animaux , des associations d’imagées qu’ils font, peuvent laisser penser qu’ils ont quelque intelligence mais ce n’est que de la mémoire associative.
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Le nominalisme par Solange
Objet matériel et objet formel de l'intelligence connu dans les idées
L'objet matériel de la connaissance intellectuelle ce sont les natures intelligibles universelles communes à tous les êtres à qui elles appartiennent et dégagées de leurs caractères individuels ou particuliers qui les distinguent les uns des autres. Par exemple la nature intelligible de l'homme c'est la nature humaine commune à tous les hommes.
L'objet formel de la connaissance intellectuelle c'est l'être.
C'est ce qui répond à la question " qu'est-ce que c'est?". C'est une définition et non une description.
Par exemple : - Qu'est-ce que l'homme? - Un animal raisonnable. En disant cela j'exprime l'essence de l'homme, ce qui en constitue le noyau radical dont on ne peut rien retrancher sans faire disparaître l'homme.
Ce que l'essence exprime c'est l'être même de l'homme. L'essence ne peut se représenter elle n'est accessible qu'à l'intelligence donc intelligible. Donc toute chose est intelligible par son être et dans la mesure même où elle est. L'être est fondement, racine, source, principe d'intelligibilité.
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Le Nominalisme
Le nominalisme est un courant philosophique qui n'admet pas d'autre connaissance que la connaissance sensible.
I - Ses arguments :
1- La connaissance sensible ne connaît que les êtres individuels et particuliers les seuls qui existent réellement. En effet nous ne connaissons dans la réalité pas l'Homme ou l'Humanité ou la Nature humaine mais nous ne connaissons que des hommes en chair et en os, grands ou petits aux cheveux et aux yeux de telle ou telle couleur mais jamais un homme sans taille déterminée ni couleur particulière des cheveux ou des yeux ou les possédant toutes.
Le nominalisme a raison sur ce point : en effet toutes nos connaissances proviennent de la connaissance sensible d'objets ou d'individus particuliers. Ce qui s'exprime ainsi :
Toute notre connaissance part des sens.
2 - A notre naissance nous n'avons ni idées ni connaissance intellectuelles innées. Notre intelligence est vide c'est une table rase (tabula rasa). Ce n'est que peu à peu et à partir des connaissances sensibles connues que nous acquérons des idées et des connaissances intellectuelles. Il nous est en effet impossible d'avoir une idée de quelque chose dont nous n'avons pas eu l'expérience sensible. Par exemple un aveugle de naissance ne peut avoir aucune idée des couleurs.
Le nominalisme a encore raison sur ce point.
Il n'y a rien d'inné dans l'intelligence
II - Critique du nominalisme
Le nominalisme affirme que la connaissance intellectuelle ne serait qu'un développement de la connaissance sensible, ici on ne peut être d'accord, car alors comment expliquer le caractère universel de nos idées?
Le nominalisme répond qu'à force de connaître par la sensibilité une multitude d'objets qui se ressemblent notre connaissance en acquiert une image commune formée de leurs traits communs. Par exemple, à force d'avoir vu des hommes de toutes tailles et de toutes couleurs de cheveux , nous les désignons par le nom commun "homme"qui désigne des êtres vivants possédant la station verticale et munis d'une tête de deux jambes et de deux bras,bref possédant tout ce que les hommes ont en commun. Ce nom commun désignant cette image commune que nous nous sommes forgée à partir de la multitude d'objets se ressemblant. Il n'y aurait rien d'autre dans l'idée "homme"que ce nom commun accompagnant cette image commune. D'où le nom de nominalisme donné à cette théorie.
Mais les idées ne sont pas des descriptions, des idées générales ou des noms communs classant sous la même étiquette des objets qui se ressemblent. Nous avons vu que l'idée exprime l'essence des choses, leur intelligibilité, et non l'ensemble de leurs ressemblances sensibles .
L'idée générale ou nom commun du nominalisme relève de la connaissance sensible.
L'idée universelle ou nature des choses ou essence est intelligible et relève de la connaissance intellectuelle.
Le nominalisme réduit donc notre intelligence à un pouvoir de classification. D'où deux graves difficultés :
1 - Le langage serait la seule différence entre l'homme et les animaux supérieurs.
Les animaux tels les chiens ou les chevaux ou les singes sont capables de se forger une idée commune de l'homme et d'en reconnaître un lorsqu'ils le voient. Mais ils ne sont pas capable de le nommer. La seule différence entre l'homme et l'animal serait alors le langage dont l'homme et lui seul est doté. On ne reconnaît alors à l'intelligence qu'une valeur pratique d'organisation de nos activités.
2 - Le nominalisme confond général et universel en ne voyant dans les idées qu'une généralisation des données de l'expérience.
Or les idées ne sont pas générales elle sont universelles et transcendent les données de l'expérience d'où elles sont tirées.Ainsi l'idée d'homme ne me fait pas seulement connaître les hommes que j'ai vus mais l'universalité des êtres qui ont la nature humaine même ceux du passé, même les inconnus et même ceux qui n'ont pas encore existés et dont je ne sais rien. De plus l'idée intellectuelle ne me donne pas les caractéristiques sensibles à tous les hommes mais leur nature profonde ou essence qui n'est pas accessible à l'imagination donc à la connaissance sensible.
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Filosofia
Cours du 31 mars 2026
Résumé pages 109 à 116
La connaissance intellectuelle
Les trois activités de l’intelligence
L’intelligence est ce qui fait que l’H n’est pas une bête. Les autres espèces animales n’en sont pas pourvues quoique étant dotées d’imagination, de sensation, et de mémoire, mais elles n’ont pas la pensée ; et c’est par l’étude de celle-ci qu’on pourra comprendre la connaissance intellectuelle.
La pensée s’exprime par le langage, particularité que n’ont pas les autres espèces animales ; et au travers de celui-ci on percevra qu’elle émet un jugement prononcé par l’intelligence.
Le langage de la pensée est une suite de jugement et c’est le reflet de la réalité perçue.
Dire que l’H est libre ou que la pierre n’est pas vivante c’est bien juger que la chose est telle.
Le jugement relie des idées à l’aides des mots exprimés
L’H est libre, ainsi la liberté est reliée à l’H et la liberté est bien une idée.
On peut dire que les idées sont constitutives de la pensée.
Nous venons de constater les trois activités de l’intelligence : formation des idées, jugement et raisonnement.
L’idée première est fondamentale, les caractères humains en dépendent, le progrès ne peut être sans idées, pas plus que la pensée.
Quels sont les objets matériels et formels de l’intelligence qui meublent la connaissance intellectuelle.
L’objet matériel de l’intelligence dans les idées.
Si pour la connaissance sensible on tient compte des êtres individuels et des faits particuliers,
Pour la connaissance intellectuelle ce seront des natures universelles communes à tous les êtres dégagés de tous caractères individuels ou particuliers. On les nommera natures intelligibles.
Par exemple l’idée d’H ne connait pas tel ou tel homme, mais la nature humaine, et cela est vrai pour toute idée.
Ce sont bien ces natures intelligibles qui constituent l’objet matériel de la connaissance intellectuelle.
Les sens vont au particulier
L’intellect va au général quel niveau situer la connaissance intellectuelle ? par rapport à la connaissance sensible ?
Divers courants sont nés de cette question :
1/ le sensualisme : qui n’admet pas d’autre connaissance que sensible.
2/ le nominalisme : divers courant le soutiennent (Héraclite, Démocrite, Epicure, Occam, Locke, Berkeley) qui n’admettent que la perception elle-même et nient le perçu.
Cette approche mène à l’agnosticisme, au positivisme, à l’existentialisme et au structuralisme.
Le nominalisme s’appuie sur deux faits indiscutables :
1/ il n’existe dans la réalité hors de notre pensée que des êtres individuels connus par les sens.
2/ il n’y a en nous, à notre naissance, aucune idée ou connaissance intellectuelle. C’est l’ignorance totale. C’est contraire au Platonisme.
Les idées seraient un produit de nos sens.
Il est vrai que dans certains cas on ne peut avoir l’idée de ce que nous ignorons, (aveugle né et couleurs) mais quid de l’universel ?
Le classement nominaliste ne tient compte que des ressemblance sensibles parmi les objets, ou de leur différence, hommes avec paroles et bêtes sans paroles.
Cela revient à réduire l’intelligence à un assemblage simiesque des formes sensibles, ce qu’un chien fait très bien, pour avoir vu et senti nombre d’hommes, de même peut il classer les sons, voire les mots, chats, promenade, …
Le nominalisme confond le général et l’universel ne voyant dans les idées qu’une généralisation.
Or les idées ne sont pas que générales, elles sont surtout universelles.
L’idée d’H ne me fait pas penser aux hommes que j’ai connus, mais à l’ensemble du genre humain.
Avant de rejeter ce courant, voyons ce qu’il en est de l’objet formel de la connaissance.
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Y a-t-il une Vérité ?
Résumé du cours du 31 mars par Patrick
Après la Partie I du livre « Y-a-t-il une vérité ? » de Jean Daujas, partie intitulée « Notion fondamentales de métaphysique : l’Être et les divisions de l’Être », nous avons entrepris la partie II « L’Être objet de connaissance : les moyens de connaissance de l’Homme ».
Si le chapitre I de cette partie traitait de « La connaissance sensible », [connaissance commune aux animaux quoiqu’à des degrés divers], le chapitre II se nomme : « La connaissance intellectuelle ».
Les trois activités de l’intelligence :
Nous allons voir que la connaissance intellectuelle est la compréhension du réel et de l’abstrait obtenue au travers de la pensée, de la logique, et de la raison, pour analyser, relier et organiser les idées en transformant des informations brutes, acquises par les sensations, ou des concepts abstraits acquis ou connus, en un savoir structuré et cohérent.
Si la connaissance sensible est partagée par l’Homme avec les autres espèces animales, ce n’est pas le cas de la connaissance intellectuelle ; En effet, pour arriver à la connaissance intellectuelle, il faut nécessairement être doté d’intelligence, qui ne se manifeste que par la pensée, propre de l’Homme.
Aussi, pour étudier la connaissance intellectuelle, il est nécessaire d’étudier la pensée. L’expression de la pensée est le langage, et le langage lui-même, est composé de mots ; Étudier le fonctionnement de la pensée c’est faire de la logique.
Comme la réalité de la pensée est complexe, il faut commencer par en faire l’analyse comme on fait de l’analyse logique pour comprendre le sens d’un propos.
Pour étudier le fonctionnement de la pensée, on analysera donc ce qu’elle exprime, c’est-à-dire la succession des phrases et de leurs propositions.
La pensée abstrait des images reçues du réel extérieur à l’Être, les « IDÉES » qu’exprime le langage.
De même qu’avec l’analyse logique on décompose une phrase en propositions que l’on distingue les une des autres, de même, le langage qui est l’expression de la pensée, est décomposée en propositions qui expriment le jugement ; Le « JUGEMENT » c’est l’acte de l’intelligence se « prononçant » en propositions affirmant ou niant le prédicat d’un sujet.
[« Prononcer » n’est pas entendu comme l’expression d’une parole mais selon son sens latin c’est à dire « exprimer publiquement, faire savoir, publier ». « Prédicat » c’est ce qu’on dit du sujet.]
Mais le jugement est lui aussi une réalité complexe.
La pensée s’exprime par le langage, lui-même composé de mots. Le mot exprime l’élément de connaissance intellectuel que l’on appelle IDÉE. Si plusieurs mots sont associés pour en faire un autre, ce dernier endosse une idée, on ne peut déstructurer ce mot sans perdre l’idée qu’il sous-tend ou dont il porte le concept. Et, puisqu’on ne peut pas décomposer un mot sans perdre l’idée qui lui est attachée, on ne peut de la même façon déstructurer l’idée sans faire perdre son sens au mot : l’IDÉE est donc l’unité constitutive première de la pensée.
Voici donc les trois activités de l’intelligence :
1) La formation des IDÉES qui en est l’activité fondamentale, source des suivantes.
2) Le JUGEMENT qui relie les idées entre elles.
3) Le RAISONNEMENT qui enchaine les jugements, ce qui constitue la Pensée en son complet développement.
Comprendre ce qu’est l’IDÉE est essentiel, parce que le premier caractère de l’intelligence est d’avoir des idées, et c’est le propre de l’Homme [les animaux associent ou/et combinent leurs sensations, mais, seul l’Homme est capable de raisonner sur les notions abstraites morale, sociale, technique, intellectuelles, etc.]. C’est grâce à l’intelligence, donc grâce aux idées, que l’Homme est capable de connaissance philosophique.
C’est sur le problème de l’IDÉE que les grands philosophes se sont, ou ont été, classés en quatre grandes positions ; Et c’est à ces positions que se rattachent d’une façon ou d’une autre tous les systèmes philosophiques.
On va donc analyser l’IDÉE afin de comprendre :
- qu’est-ce que l’objet matériel de l’intelligence ?
- qu’est-ce que l’objet formel de l’intelligence ?
Qu’est-ce que l’objet matériel de l’intelligence dans l’IDÉE ?
On sait que l’objet matériel de la connaissance sensible est constitué des êtres individuels et des faits particuliers ; Cependant, dans la connaissance intellectuelle, c’est la nature universelle de l’objet matériel, nature commune à tous les êtres auxquelles elle appartient, dégagés de tous les caractères individuels et particuliers qui permettent de distinguer ceux-ci les uns des autres, qui est connue des idées. (C’est la nature universelle qui est connue des idées)
Ces natures universelles, seront appelées ici, « natures intelligibles » puisque connaissable par l’intelligence par le biais des idées.
Par exemple, l’idée « Homme » ne connait pas cet homme blond avec des chaussures noire taille 54, et tous ses caractéristiques individuelles ou particulières, car l’idée « Homme » connait la nature intelligible de l’« Homme », nature commune, universelle de tous les hommes indépendamment de toute caractéristique individuelle. C’est cette nature intelligible, universelle qui constitue l’objet matériel de la connaissance intellectuelle dans les idées.
Tout le monde reconnait qu’il existe une différence entre la connaissance intellectuelle qui connait la nature universelle des sujets et la connaissance sensible qui connait les êtres individuels et les faits particuliers ; Il y a donc une supériorité manifeste de la connaissance intellectuelle puisqu’elle tend à la connaissance de l’universel. Mais, cette différence connue de tous n’est-elle qu’une différence de degré ou est-ce véritablement une différence de nature ?
Se joue ici, dans la réponse à la question, la véritable nature de l’Homme ; Soit il n’est qu’un développement, une extension, un perfectionnement, une continuité [différence de degré] entre l’animal et l’Homme, soit avec l’intelligence, l’Homme est d’un autre ordre, supérieur exprimant une discontinuité formelle [différence de nature, de forme] entre l’animal en général et l’Homme en particulier.
Avec la première réponse, la différence de degré, l’Homme acquière et développe ses connaissances par et avec des sens mieux développés [sens supérieurs] que ceux des animaux communs. C’est le « sensualisme » qui n’admet pas d’autre connaissance que la connaissance sensible, et réduit toute connaissance à la connaissance sensible. Pour être plus précis, le sensualisme doit être appelé « nominalisme ».
Le nominalisme s’appuie sur deux faits indiscutables :
- Il n’existe dans le réel, hors de nos pensées, que des sujet déterminés, individuels, caractérisés et, donc, distincts de tous les autres, et qui ne peuvent être connu que par la connaissance sensible. Cela implique que ce que les natures universelles que nous connaissons par et dans nos idées, ne peuvent exister hors desdites idées.
- Il n’y a, en nous, à priori, nulle idée, nulle connaissance intellectuelle innée ! C’est avec le développement de nos sens, en grandissant, que les yeux voient que les oreilles entendent, que la peau touche, que le nez sent, que la langue goute et que l’on acquière des idées et des connaissances intellectuelles.
Le nominalisme affirme, et c’est vrai, que toutes nos idées et connaissances intellectuelles proviennent de l’expérience sensible, de telle façon qu’on ne peut se faire aucune idée de ce dont nous n’avons pas l’expérience. Ce dont nous n’avons pas l’expérience est proprement inconcevable pour notre intelligence.
Le nominalisme conclue donc qu’il n’y a pas d’autre connaissance que la connaissance sensible, et que la connaissance intellectuelle est une extension, un développement de la connaissance sensible.
L’expérience sensible fait découvrir qu’entre plusieurs personnes ou plusieurs automobiles, il y a des différences et des points communs. Ces points communs permettent à la connaissance sensible d’acquérir une image commune aux personnes ou aux automobiles.
Le nominalisme explique que c’est cette image commune que l’on désigne sous le nom commun de personne ou d’automobile, et qu’il n’y aurait rien d’autre dans l’idée de personne ou d’automobile que ce nom commun accompagnant cette image commune. C’est pour cela qu’on peut nommer cette philosophie sensualiste, « nominalisme ».
Pour le nominalisme, les idées ne sont que des noms communs, classant sous la même étiquette des objets qui possèdent les mêmes points communs. Aussi, la différence entre l’Homme et l’animal serait le langage [langages structurés porteur de messages concrets et abstraits pour l’Homme], le pouvoir de nommer les choses [donner un nom commun aux choses qui se ressemblent], et l’Intelligence qui ne consisterait que dans le langage (Cf. Condillac : Toutes les sciences ne sont que des langues bien faites.).
Cela revient à circonscrire l’intelligence dans le pouvoir de nommer et de classifier ; nommer les objets selon leurs points communs et les classer selon leurs noms communs.
Cependant, le nominalisme se heurte à deux fortes difficultés :
1) Avec l’explication nominalisme, la seule différence entre l’Homme et l’animal supérieur serait le « langage », l’Homme ayant un vocabulaire plus étendu que celui de l’animal.
2) Le nominalisme confond « Universel » et « Général » ; En effet il ne voit dans les idées qu’une généralisation des données acquises par l’expérience, quand les idées ne sont pas seulement générales, mais bien universelle, et par là, transcendent les données acquises par l’expérience d’où elles ont été tirées.
Malgré ces difficultés, le nominalisme ne peut être définitivement rejeté tant que, comme lui, on n’a considéré que l’objet matériel de l’intelligence. En effet ce qui détermine vraiment la nature d’une faculté de connaissance [l’intelligence comme pouvoir de connaissance], c’est son objet formel [ce que l’intelligence considère du sujet, regarde dans la chose, la manière de la connaître].
Et, contrairement aux nominalistes, nous allons donc maintenant rechercher l’objet formel de l’intelligence dans les idées.
L’objet formel de l’intelligence dans les idées
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Filosofia
Y A-T-IL UNE VERITE
Cours du 21 avril 2026
Résumé p 116 - 125
L’objet formel de l’intelligence dans les idées.
Que nous dit l’idée d’Homme ?
Le nominalisme traduira par une description de l’homme en général, c’est-à-dire une tête sur un corps vertical agrémenté de deux bras, terminés par des mais, de deux jambes terminées par deux pieds, de taille moyenne entre 1 m 50 et 2 mètres.
Le singe debout y ressemble bizarrement.
Cette même idée de l’Homme vue par notre intelligence
Cette vue nous fera découvrir l’intelligibilité que l’idée d’H fait paraitre ; on y verra un animal raisonnable doué d’intelligence et dont la nature est très spécifique à son espèce.
Les sens nous font voir les caractères physiques
L’intelligence , elle, les caractères spirituels seuls capables de connaitre l’intelligibilité des choses et leur nature spécifiques. L’intelligence est preneuse d’ÊTRE, les sens n’ont pas l’idée de l’ÊTRE
L’intelligence connait les choses par les idées, ce quelles sont, ce qui les constituent en propre, un ÊTRE
L’objet formel est donc ce qui détermine la chose. Ainsi celui de la vue est la lumière, celui de l’intelligence sera l’ÊTRE
Cette nuance ne place pas la chose à un degré précis, mais en affirme sa nature qui selon ses capacités la différentiera d’une autre chose. La nature humaine n’est pas au même niveau que la nature canine ou simiesque.
C’est là ce qui fait toute la différence entre la connaissance sensible et la connaissance intellectuelle et également démontre la discontinuité entre l’animal et l’Homme dont l’intelligence est un élément irréductible de sa nature ; même si certains animaux peuvent comprendre certains éléments de notre langage, parce qu’ils ont fait l’expérience de leur objet, ils ne saisiront jamais l’ÊTRE de la chose.
Précisons bien que l’idée d’ÊTRE n’est pas complétement étranger aux sens mais que c’est par eux que l’analyse effectuée par l’intelligence fasse émerger l’ÊTRE de la chose. Et cela spontanément.
Le seuil qui fait que l’Homme soit, est sa qualité de compréhension de l’ÊTRE et de lui donner un sens.
La quête de l’intelligence est le savoir d’où la question : qu’est-ce que c’est ?
Cette question n’est pas à confondre avec la même, posée par les nominalistes qui s’enquièrent du nom de la chose ; ce qui est le fait d’un enfant avant son âge de raison, le mot être ne lui étant pas encore une notion très claire.
Si son intelligence est déjà parfaite elles n’a pas encore toutes ses possibilités ouvertes.
L’ÊTRE est bien le fondement, le principe de l’intelligibilité.
L’intelligence pourra reconnaitre une nature semblable à deux choses parfaitement dissemblables :
ex : locomotive noire à vapeur et locomotive rouge électrique, toutes deux ont dans leur nature de devoir tracter des charges.
Ou l’eau liquide, la glace d’eau , la vapeur d’eau leur nature est liquide H²O
La connaissance intellectuelle classera les objets selon leur nature particulière et non selon leur ressemblance.
L’idée ne vient pas forcément d’un élément sensible comme les nominalistes sont portés à le croire.
Ainsi un géomètre définira un hexagone comme un polygones à six côtés et pourra aisément en faire le plan et établir tous les calculs utiles à son sujet. Mais il pourra également avoir l’idée d’un myriagone (10.000 côtés) figure de configuration très aléatoire, voire même à se la représenter. Cependant on peut très bien des résultats à son sujet .
Ceci prouverait qu’il y a bien une différence entre l’image sensible et l’idée, même si notre expérience sensible nous permet l’idée de cette élaboration, forts que nous sommes de la connaissance des nombres, des ligne et surface de modèles plus aisés à notre portée. Ceci n’ôte pas que nos idées sont en général issues de nos connaissances sensibles, que nous pouvons exploiter avec des mots ; or les mots sont des images sensibles.
Il n’en reste pas moins que les connaissances intellectuelles et sensibles sont distinctes et de nature différente. Elles sont inséparablement liées chez l’Homme du fait que sa nature humaine les comporte toutes deux.
Ce qui fait notre spécificité c’est que toute connaissance intellectuelle est issue de connaissance sensible.
Réfuter les options nominalistes est important tant ce courant a commis de ravages.
Il faut bien convenir que chaque chose a sa nature, ce qui la rend intelligible et qu’ainsi on peut l’appréhender
L’existentialisme va plus loin que le nominalisme en affirmant que la réalité est totalement inintelligible et absurde ; cette affirmation rend toute science impossible ; or la science a fait de grandes découvertes.
Nier la nature de toute chose est nier un ordre naturel et une finalité naturelle. Or toute chose a sa finalité ce qui la fait Être
Nier cette notion de naturel de l’ÊTRE des choses mène à vouloir changer tout élément qui gênerait et à faire de la morale naturelle un carcan totalitaire qu’il faudra abolir et ouvrir le chemin à tous abus.
Le nominalisme ne voit que les particularités des circonstances, il ne voit pas l’universalité de l’ÊTRE
Le mensonge ne peut en aucun cas, même particulier être accepté, puis qu’il contre dit la nature même du langage.
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Cours du 21 Avril 2026
Résumé Aristote Fred
L'objet formel de l'intelligence dans les idées.
Dans cette partie nous allons comprendre comment notre intelligence nous permet d'appréhender l'universalité des choses.
Nous chercherons à distinguer l'universalité par rapport à la généralité, pour voir comment nous appréhendons l'universel d'une façon inaccessible aux animaux.
Le nominalisme réduit l'idée d'homme à une simple énumération de caractéristiques pour décrire sa taille, son aspect extérieur, ses actions ou sa localisation par exemple. Ces caractéristiques font référence aux informations directement perçues par nos sens.
Cette approche donne de l'idée d'homme une simple description sensorielle.
Dans l'approche d'Aristote nous allons considérer l'idée d'homme sous l'angle de ce qui est intelligible, et qui différencie l'homme des autres espèces. Nous chercherons une définition de l'homme comme par exemple “animal intelligent” plutôt que des caractéristiques physiques.
La description s’appuie sur les sens, la définition s’appuie sur l’intelligence.
Nous ne cherchons pas, au travers de notre intelligence, la description des êtres mais bien leur nature. C’est une différence importante et fondamentale entre les hommes et les animaux.
La nature, l’essence des choses, est connaissable par notre intelligence, elle est la réponse à la question : “Qu’est ce que c’est ?”.
L’intelligence connaît les choses par ce qu’elle sont, par leur être.
A partir de l'âge de raison, l’enfant veut connaître les choses pour ce qu'elles sont. Il est spontanément attiré par l’intelligibilité des choses. Il cherche l’être car c’est le fondement, le principe, la base du fonctionnement de son intelligence.
Nous pouvons affirmer que l’objet de la connaissance de l’intelligence est l'être, tout comme l’objet de la connaissance de l’Ouïe est le son.Cette affirmation est fondamentale car elle met en lumière la différence de nature et non de degré entre l’intelligence sensible et l’intelligence intellectuelle.
L’être est une évidence pour l’intelligence, comme la lumière pour la vue, l’intelligence le saisit spontanément et antérieurement à toute définition ou description.
L’intelligence sait extraire l'Être du sensible, elle s’appuie sur des images mentales issues du sensible et sait en dégager l’universel.
Quand il voit un chêne, l’homme voit l’arbre tel qu’il est dans son apparence sensible et aussi l’arbrisseau qu’il a été en accord avec sa forme de chêne et l’arbre qui peut devenir en lien avec l’évolution usuelle dans sa forme. L’animal, quant à lui, ne verra que l’arbre vert et marron, d’une hauteur certaine et dont les glands sont comestibles.
L'abstraction de l'Être de l’arbre n’est accessible qu’à l’être humain.
Dans la même idée, une roue en pierre, en bois, en fer, en plastique sera vu par un animal comme une forme distincte par sa forme visuelle, son odeur et son toucher, mais sans capacité d’en extraire sa nature d'Être “Roue” ni les principes attachés à sa forme (rotation, portance, déplacement, …). L’image sensible et l’idée ne sont pas de même nature.
De plus l’intelligence est capable de manipuler des concepts qu’elle n’a jamais rencontrés dans le sensible, comme des figures à N cotés ou des matrices mathématiques à N dimensions. Pour autant, l’intelligence cherchera à se rapprocher de représentations sensibles de ces abstractions au travers d’images approximatives (matrice 10 x 10).
Les dimensions sensorielles et intellectuelles sont indissociables, elles fusionnent pour donner des images d’une nature supérieure. Sans les sens, pas de représentation de l’image d’une chose (on mentalise quelque chose qui existe dans la réalité ou qui s’en inspire), et sans l’intelligence pas de passage de l’image à l’idée.
Nous pouvons donc réfuter le nominalisme qui s'appuierait uniquement sur le sensible et sur une capacité à classer les choses et êtres en fonction de leur caractéristiques. Nous trouverons aussi absurde le surréalisme qui nie l'Être et son caractère intelligible. Tout ne serait que pure individualité et toute chose aurait son existence libre d’une essence ou d’une nature.
Dans le surréalisme et le positivisme, pas d’ordre naturel, car toute chose porte en elle sa propre nature individuelle, sans lien avec le reste du monde. On nie la nature universelle sous jacente d’un aveugle qui aurait la possibilité de voir si ses yeux n’étaient pas malade ou qu’un idiot porte en lui l’intelligence de son espèce, même si son traumatisme l’empêche de l’exercer.
Nous verrons par la suite que les excès du nominalisme ont conduit au
- scientisme et au positivisme qui ne reconnaissent que les sciences expérimentales
- idéalisme qui est le contraire mais qui est engendré par lui.
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Texte de Solange pour lr cours du 28 avril 2026
La formation des idées
Trois systèmes incomplets expliquant la formation des idées courent tout au long de l'histoire de la philosophie :
Le nominalisme
le platonisme
l'idéalisme
I - Le nominalisme affirme que nous ne connaissons que par l'expérience sensible et nie la connaissance intellectuelle puisque nous ne connaissons que des êtres individuels et particuliers avec leurs caractéristiques propres, les seuls existant réellement. Ce que nous appelons la connaissance intellectuelle n'est en réalité qu'une classification des idées générales rangeant sous une même étiquette tous les êtres se ressemblant et ayant des caractéristiques communes. Les idées ne sont que des noms et des descriptions. L'idée générale "homme" décrit ainsi l'homme en disant qu'il a une tête, un tronc, deux jambes deux bras, la station debout, etc.
Ces deux arguments sont vrais : toute notre connaissance part de la connaissance sensible et nous ne connaissons que des êtres individuels et particuliers .
Mais... on doit objecter au nominalisme que ce que nous connaissons par les idées ce sont les "natures universelles" ou essences des choses qui constituent leur être. Car l'objet formel de l'intelligence c'est l'être. Ainsi l'être intelligible ou nature universelle de l'homme c'est "animal raisonnable". On ne peut décrire "l'animal raisonnable", il est dépouillé de tout caractère sensible et particulier.
La connaissance intellectuelle n'est donc pas une connaissance sensible d'un degré supérieur elle est d'une autre nature : elle n'aboutit pas à une description mais à une définition.
II - Le platonisme affirme que la connaissance intellectuelle et elle seule nous donne une connaissance vraie de la réalité. Tout ce que la connaissance sensible nous fait connaître n'est qu'un pâle reflet des "Idées en soi" qui, seules sont réelles et qui existent dans le "monde intelligible des Idées" où notre âme avant de chuter dans un corps les a contemplées. Ensuite, lorsque ici-bas nous voyons un objet réel nous nous souvenons de l'idée contemplée et nous le reconnaissons, c'est la théorie de la réminiscence.
Le platonisme a raison en affirmant l'existence de la connaissance intellectuelle et sa supériorité sur la connaissance sensible.
Mais ... le platonisme revient à dire que nos idées sont innées et non tirées du réel, ce qui n'est pas possible, nous l'avons vu, puisqu'à notre naissance notre intelligence est une "table rase" que seule l'expérience sensible viendra enrichir.
De plus le platonisme laisse supposer que les "natures intelligibles" ou essence existent réellement hors de notre pensée comme elles existent dans notre pensée ce qui est faux. Enfin il laisse supposer que la nature ou l'être de la chose est statique ce qui est faux encore car l'expérience montre que tout être corporel est en perpétuelle évolution.
III - L'idéalisme
Le nominalisme peut conduire à l'idéalisme qui affirme que nos idées sont une création de l'intelligence et que nous ne connaissons que nos idées et jamais le réel.
En effet si, comme le veut le nominalisme, les idées résultent d'une classification elles proviennent bien d'une activité de l'intelligence, on dira alors qu'elles sont crées par elle et ne peuvent donc rien nous dire de la réalité sensible.
Mais ... ici encore il faut affirmer que cette thèse est fausse car il est incontestable que toute notre connaissance part du sensible : l'intelligence ne crée pas les idées mais les extrait des images sensibles fruits de la connaissance sensible.
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Filosofia
Y A-T-IL UNE VERITE
Cours du 28 avril 2026
Résumé p 125 à 140
La formation des idées.
Après avoir éliminé le nominalisme, nous allons voir les trois autres positions sur le problème des idées que l’histoire de la philosophie se partage.
La première : le Platonisme, du nom de son concepteur, Platon, et des successeurs, Plotin, Scot et Malebranche.
Les Platonistes se réfèrent à une idée maitresse d’où toute nature prend son Être
L’idéalisme en est le successeur, pris en compte par Protagoras, Descartes, Kant, Fichtre et Hegel puis a influencé Marx et Engels.
L’idéalisme est une philosophie n’admettant rien d’autre que les idées.
Mais nos idées se forment de ce qui nous entoure qui est bien réel, et non d’idées toutes faites, et ceci parce que dans les choses il y a un élément intelligible que notre intelligence pourra traiter ; et c’est ce traitement qui permet toute classification.
Nos idées viennent bien de notre expérience sensible.
Toute l’histoire de la pensée humaine nous montre que si elle que le fait intellectuel elle amène à la stérilité et à l’échec.
Toute pensée ou idée ne trouve sa source que dans le monde sensible.
L’expérience commande et notre intelligence doit s’y soumettre.
C’est la seule façon d’appréhender la réalité
Si ces trois systèmes ont bien vu quelque chose d’exact ils ont refusé de voir chez leurs concurrents ce que eux aussi avaient pu voir de vrai.
Le Nominalisme voit bien que seuls les êtres individuels existent réellement hors de notre pensée et que toutes nos connaissances intellectuelles proviennent de notre expérience sensible, mais il a nié la différence de nature entre les connaissances sensible et intellectuelle.
L’Idéalisme, s’il a bien vu l’activité de l’intelligence dans la formation des idées il méconnu que toutes les connaissances intellectuelles proviennent de l’expérience sensible ;
Il faudra donc prendre en compte tous les côtés positifs de ces courants, c’est ce qu’ont fait Aristote et Thomas d’Aquin. Leibnitz et Meyerson ont poursuivi dans cette voie.
Dans l’idée d’Homme, hors de notre pensée, il n’existe que des hommes individuels, il faudra que nous les rencontrions pour que notre intelligence puisse y découvrir leur qualité humaine. La nature humaine en plus de l’être matériel que nos sens ont vu.
Le Platonisme : ne verre la qualité physique de l’Homme qu’après s’être référé à l’idée d’homme.
Il faut bien noter que l’homme est un composé de sensible, vu par nos sens, et d’intelligible, vu par notre intelligence, et ces composants sont indissociables.
Les idées qui naissent du travail de l’intelligence ne sont pas une création mais une découverte. L’Homme ne peut rien créer.
Il n’y a rien dans l’intelligence qui ne viennent des sens, si ce n’est l’intelligence elle-même.
Intelligence qui seule peut découvrir ce que l’expérience sensible ne peut, l’ÊTRE.
Le regard de l’intelligence pénètre à l’intérieur des choses pour y découvrir ce que elle seule peut en connaitre, leur nature, ce qui est intelligible.
Intelligence : intus = en dedans et legere = choisir ou lecture ou perception intérieure.
On voit par cette analyse du mot que l’intelligence est comparable à une lampe qui illuminerait ce qu’est la chose faisant connaitre sa nature, son Être, qui est l’objet formel de l’intelligence qui comme la nature de la vue est de voir la lumière celle de l’intelligence est bien de connaitre les choses dans leur Être et par leur Être ; et pour cela elle doit être mise en contact avec le monde sensible.
L’idée d’Être, comme toute autre idée, n’est pas innée, et ce sera l’expérience qui meublera l’intelligence, ce sera cette adaptation à la connaissance qui est innée et qui fait partie de sa nature ; et cette qualité est un niveau supérieur d’existence.
On va voir comment la formation des idées est tributaire du principe d’abstraction.
L’Abstraction
On a bien vu que la nature de chaque chose ne peut exister qu’en elle et la fait ce qu’elle est. Ce que nous trouvons dans l’image que nous avons des choses n’est que ce qui fait la généralité de cette catégorie de la chose observée. On n’y trouve aucune particularité, ni couleur, ni dimension…
Le problème sera de trouver comment se fait le passage de l’état d’individualité à celui d’universalité.
Ce sera là le travail de l’intelligence devant l’intelligible.
L’intelligence ne découvre une nature intelligible dans les données de l’expérience sensible qu’en la séparant de tout ce qui l’accompagne dans cette expérience sensible pour la connaitre ainsi séparée seule à l’état pur dans une idée.
C’est-à-dire en extrayant cette nature intelligible des données de l’expérience sensible au sein desquelles elle le découvre. Ex : pour obtenir du fer il faudra le séparer de sa gangue minérale par fusion qui liquéfiera le métal.
Ainsi l’activité fondamentale de l’intelligence est l’extraction ou abstraction.
C’est cette abstraction que les trois courants opposés, nominalisme, platonisme et idéalisme, refusent d’effectuer en ne voulant voir la nature des choses que dans les idées qu’ils formulent.
Ils méconnaissent la nature même de l’intelligence humaine dont l’activité première et fondamentale est l’abstraction.
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Réumé du cours du 28 avril 2026 Jacques L F
Sujet "Y a t il une vérité ?)
P 125 - 140.
La formation des idées
Trois approches tentent d’expliquer la formation des idées :
Le nominalisme, pour qui seuls les êtres individuels existent hors de notre pensée et que toutes nos connaissances intellectuelles proviennent de notre expérience sensible, mais il nie la différence de nature entre connaissance sensible et connaissance intellectuelle.
L’idée « Homme » n’est qu’une description de ses caractéristique, une définition.
Le Platonisme, pour qui la connaissance intellectuelle est d’une autre nature que la connaissance sensible, mais conclut à l’existence réelle d’un monde intelligible. Le Monde intelligible serait la véritable réalité. Les êtres individuels ne seraient que des reflets de celle-ci, voir le mythe de la caverne.
Il suppose que l’âme humaine a existé avant le corps, en vivant dans ce monde intelligible et nos idées seraient alors innées. C’est la réminiscence.
Mais le Monde idéal de l’Homme en soi par exemple, s’il existe revient à substantifier, réifier, nos idées.
En plus le Monde idéal de Platon est fixe et nie le dynamisme d’un Monde en perpétuelle évolution qui passe de la puissance à l’acte.
L’Idéalisme, pour qui les idées ne sont pas la connaissance d’une réalité mais les produits enfantés en nous par l’activité de l’intelligence. Nos idées ne connaissent rien de la réalité et ne sont que création de l’activité intellectuelle.
Une acceptation des vérités partielles vues par ces trois systèmes opposés peut s’accorder pour donner une vision complète de l’intelligence dans la formation des idées C’est ce qu’ont réussi à faire Aristote et Saint Thomas d’Aquin.
Par exemple pour l’idée « Homme » : Il n’existe que des hommes individuels connus par notre expérience sensible et c’est notre intelligence qui acquiert l’idée d’homme, en découvrant par son activité leur nature humaine.
La formation des idées est l’activité de l’intelligence qui découvre l’intelligible dans les données de l’expérience sensible.
Le regard de l’intelligence pénètre à l’intérieur des choses pour y découvrir leur nature.
L’objet formel qui détermine la nature même de l’intelligence est l’être. L’intelligence est adaptation à connaitre les choses dans leur être.
Le procédé fondamental de l’intelligence pour la formation des idées est l’abstraction.
La nature humaine connue par l’idée d’homme n’existe dans la réalité que dans les hommes individuels dépouillés de leurs caractères individuels, sous un état d’universalité.
La formation des idées se fait par le passage de l’état d’individualité à l’état d’universalité en extrayant l’intelligible du sensible C’est ce qu’on appelle l’abstraction qui est l’activité première de l’intelligence humaine.
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Contemplation Fénelon Vue de Dieu d ou des choses divines qui procède de l’Amour, et qui tend à l’Amour. La contemplation n’est ni un ravissement, ni un saisissement, ni une suspension extatique de toutes les facultés de l’âme. L’état de contemplation passive n’est qu’une paix et une souplesse infinie, pour se laisser mouvoir aux impressions de la grâce, et pour mieux sentir l’impulsion divine. |
Filosofia
Y A-T-IL UNE VERITE
Cours du 5 mai 2026
Résumé p 133 / 137
On vient d’entrevoir que toutes les idées et connaissances sont tirées (abstraites) d’une réalité matérielle
En métaphysique nous arrivons aux notions fondamentales en partant de l’expérience.
En mathématique c’est la pluralité des êtres, des volumes et des nombres qui sont la source des notions mathématiques.
Comment bien voir le caractère abstrait de chaque idées de la chose ? en faisant abstraction de tous ses particularismes, ce n’est pas le cylindre ou l’évanescence d’un corps qu’il faut retenir mais le fait que cette chose est contrainte par la pesanteur comme toute chose.
Selon son poids et son volume la chute sera plus ou moins rapide et sa trajectoire contrariée par des éléments externes, (vent, attraction radio électrique … ) malgré toutes ces obstructions, le physicien a bien su observer que la pesanteur est un attribut de chaque chose.
Nous pourrons conclure que même dans le cas des sciences expérimentales, pour l’intelligence humaine il n’y a de science que de l’abstrait.
Il n’y a de science que de l’Universel et de réel que de Particulier.
Le nominalisme admet mal cette approche en confondant l’abstraction avec la généralisation et l’Universel avec le général.
En effet il ne retient que le caractère commun des choses et ne veut pas considérer leur caractère intelligible.
En éliminant toutes les différences des êtres, c’est-à-dire tout ce qui les détermine on arrivera à l’élimination de l’être même tant son appauvrissement sera complet. C’est la porte ouverte à l’idéalisme
Mais si on considère l’abstraction d’une nature intelligible, l’élimination des particularités devient secondaire et mène à la découverte d’une richesse cachée, celle de la nature intelligible des êtres particuliers que nous connaissons par l’expérience sensible.
Ainsi ôter la gangue de terre englobant le diamant n’est pas un appauvrissement mais bien la découverte d’une richesse.
C’est en découvrant l’intelligibilité de la chose qu’on en découvre la richesse première et fondamentale, l’ÊTRE de cette chose.
La nature universelle découverte par l’abstraction n’est universelle que parce qu’intelligible, et ce principe d’intelligibilité détermine tous les ÊTRES ce qu’ils sont.
Seul l’Homme est capable d’abstraction, ce qui le différencie totalement du reste du monde animal ; même si certains lui attribuent une intelligence, on pourra, concernant les espèces les plus évoluées parler de « pré intelligence », en précisant bien que ce n’est pas l’intelligence et qu’elle est d’une autre nature.
Il est bon de na pas confondre, l’instinct de conservation et certaines capacités manuelle qui restent invariables avec l’intelligence humaine
Il y a 2 degrés dans la découverte d’une nature intelligible universelle.
Le premier se fera par les signes extérieurs de la manifestation et par la cohérence des caractères sensibles.
Le deuxième degré est la saisie de la nature intelligible par l’intelligence.
On a bien compris que l’activité première et fondamentale de l’intelligence pour la formation des idées est l’abstraction.
Comment expliquer le procédé d’une telle activité ?
Il faudra se souvenir que la nature intelligible de la chose est en puissance dans les données de l’expérience sensible où elle est enfouie et cachée, prête à être découverte par l’intelligence.
L’intelligence a un rôle actif dans le passage à l’acte de l’intelligible, et ce rôle porte un nom : Intellect agent, c’est un peu une radio de l’enfoui.
Quand l’intelligible est en acte, donc connu par l’intelligence, il devient « species impressa » ou espèce déterminée. L’intelligence devient alors connaissante de la chose, le sait et se le dit, et ainsi est à la naissance de la pensée
La pensée est une prise de conscience de al connaissance et elle s’exprime par le « Verbe » Verbe qui sert à exprimer ce qui est.
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Réumé du cours du 12 mai 2026 Pierre et Clémentine
Sujet "Y a t il une vérité ?
P 148 - 158.
Retour aux trois degrés d’abstraction pour extraire l’intelligible de la réalité à connaître :
Le Premier degré d’abstraction est celui des sciences physiques ou naturelles, celui de l’intelligible inclus dans le sensible.
Le deuxième degré est celui des maths, la science déductive par excellence. C’est le degré de la quantification en lien étroit avec la logique.
Le troisième est celui de l’intime et du fondamental, appelé métaphysique qui considère les choses dans leur être, en tant qu’elles sont : ce qui éloigne de toute représentation imaginative car on est alors dans leur être le plus abstrait le plus universel . C’est le degré que les positivistes n’admettent pas, refusant l’appellation de science à la métaphysique car considérée comme une rêverie….D’où le rejet de celle-ci vers le monde des Lettres et donc parfois pratiquée sans la rigueur que nécessite la formation des idées.
C’est la notion de causalité qui sépare la démonstration du physicien de celle du métaphysicien. La causalité du physicien est la régularité des phénomènes sensibles, alors que celle du métaphysicien est la dépendance dans l’existence.
Pour la démonstration de l’existence de Dieu, seule la causalité du métaphysicien peut nous y mener car il ne peut provenir d’un enchaînement de phénomènes…Il est une cause première !
C’est vrai que les 2 premiers degrés de l’abstraction ne mènent pas forcément au troisième mais ce n’est pas une raison de lui dénier le droit d’exister…et de méconnaître ce que comporte la nature propre de l’intelligence humaine.
En revanche la physique moderne étudie les phénomènes physiques pour la recherche, par les mesures, de ce qu’il y a de quantitatif en eux.
Cette physique moderne consiste en équations, à même d’appréhender le fonctionnement de l’univers corporel par analyse quantitative.
Cette connaissance serait-elle limitée au quantitatif et donc sans accès à l’objectivité?
Elle permet au troisième degré d’offrir une connaissance ontologique du phénomène analysé, une connaissance qui lui appartient vraiment, sans néanmoins la connaître totalement.
Qu’en est-il des sciences de l’homme?
Depuis Descartes, on a séparé la sciences du corps (Physiologie) de la science de l’Ame ( psychologie). Pour Aristote et à sa suite Thomas D’Aquin, l’âme est la forme du corps et donc la psychologie ne peut être que la science de l’Être humain tout entier. Science physique, elle est essentiellement du 3e degré d’abstraction.
Quid des sciences historiques qui pourraient être limitées à la description et la narration? Elle est science car elle s’occupe de l’enchaînement des faits, et découvrent dans les faits particuliers ce qu’il y a en eux de natures intelligibles universelles.
Pour rappel, l'intelligence accède à la connaissance par 3 activités successives :
-1 la formation des idées
-2 le jugement, qui relie les idées
-3 le raisonnement, qui enchaîne les jugements.
La formation des idées- dont nous venons de voir qu'elles proviennent d'un processus d'abstraction à partir de l'expérience sensible, dans le but d'en extraire la nature intelligible- se vit à 3 niveaux de profondeur, fonction de l'objet formel considéré, du sensible à l'être. Cependant, une idée n'est que la première étape en cela qu'elle ne nous donne à connaître qu'un aspect et non le tout.
C'est là la visée unifiante de l'opération intellectuelle du jugement, qui permet de relier les idées les unes aux autres, toujours avec pour objet formel, l'être. Ainsi, il est possible de relier 2 aspects ou éléments d'intelligibilité par le fait d'être, de façon affirmative ,"le ciel est bleu" , soit négative, " le ciel n'est pas la mer". Par le jugement, nous retablissons ce que l'abstraction avait fractionné, la réalité dans son unité. La connaissance intellectuelle se donne le but de connaître la réalité dans sa vérité. De cela découle qu'un jugement pourra être vrai si les idées reliées le sont dans la réalité-même, ou faux dans le cas contraire. La vérité ou l'erreur ne tient donc pas dans les idées mais dans la nature du jugement qui les relie. Attention à ne pas prendre nos désirs pour la réalité...
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Filosofia
Y-A-T-IL UNE VERITE
Cours du 19 mai 2026
Résumé p 161 – 168
Le Raisonnement.
Troisième activité de l’intelligence, il suit le jugement qui, lui, relie les idées.
Il nous fait découvrir la vérité des affirmations que nos jugements ont déclarés vrais.
Ce chemin passe par des prémisses sur les quels le raisonnement s’appuie. Si les prémisses sont justes le raisonnement le sera et la vérité sera.
Ce que le raisonnement établira sera appelé Conclusion.
Même raisonnant avec justesse, mais à partir de prémisses fausses, la conclusion sera fausse.
Que nous fait découvrir le raisonnement : l’ÊTRE des choses, ce qui fait que la chose soit ce qu’elle est ; quoique certains grands animaux puissent nous égarer par leur comportement, seul l’Homme de par son intelligence peut raisonner pour connaitre ce que sont les choses et leur raison d’être.
Les « pourquoi » de l’enfant à l’âge de raison sont le signe de sa maturité, laissant entendre qu’il attend la véritable raison d’être des choses.
Le véritable raisonnement peut connaitre de véritables nécessités de la nature des choses et découvrir ainsi ce qui en raison de ces nécessités est universellement vrai
Elles peuvent connues en induisant des données de l’expérience, induction, ou en les déduisant de ce qui est déjà connu, déduction.
La Science
L'intelligence conserve en elle touts les connaissances intellectuelles qu’elle acquises par l’abstraction, le jugement et le raisonnement. C’est ce que nous appelons la Science qui est mise à disposition de l’intelligence et qu’on nomme habitus autrement dit « ce qu’on a » ce dont on dispose »
On peut parfaitement posséder ces habitus et faire preuve de sa science, mais on peut aussi aller plus loin et faire , grâce à lui, progresser la connaissance c’est ce que font les professeures et les savants.
Nature de la connaissance
Qu’est-elle ? elle n’est pas ce que nous savons naturellement pour la posséder sans y penser. Mais alors ?
Qu’est-ce que connaitre ?
La philosophie moderne ne s’est occupé uniquement d’en connaitre les mécanismes sans connaitre ce qu’est connaitre.
Seul Thomas d’Aquin s’y est intéressé.
En général pour définir quelque chose on se sert de notions s’y rapportant. Ainsi le rectangle s’explique à partir de parallèles et d’angles.
Concernant la connaissance on ne peut la comparer qu’à elle-même ; elle est un tout commun à tout Être vivants doué d’un système nerveux, monde animal.
La connaissance a sa nature à elle et est d’une nature totalement autre que tout ce qui n’est pas elle, et n’est en aucune manière un phénomène matériel.
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Résumé Aristote - Jean Daujat Y a t il une Vérité P 161 - 168 par Fred
26 mai 2026
LE RAISONNEMENT
Jean Daujat présente 3 activités principales de l’intelligence humaine :
- La formation des idées
- Le jugement
- Le raisonnement
Tandis que le jugement relie les idées déjà connues entre elles, le raisonnement continue cette activité de l'intelligence en associant ces idées et des jugements pour former de nouvelles idées intelligibles qui poussent plus loin notre affirmation de la vérité.
Les idées déjà connues sont appelées les prémisses ou les principes, les nouvelles idées inférées ou déduites sont appelées les conclusions.Si les prémisses sont vraies, alors on peut arriver sur une conclusion vraie si le raisonnement est bon, si elles sont fausses, on aboutira à une conclusion fausse.
Le raisonnement consiste à découvrir une plus grande étendue de vérité dans la conclusion, il résulte et dépend de la vérité des prémisses.
Le raisonnement nous fait connaître la raison d’être de la vérité de la conclusion. L’objet formel que manipule le raisonnement est bien l’Être.
Nous pouvons à nouveau constater la différence de nature entre la connaissance sensible et la connaissance intellectuelle. Seule la connaissance intellectuelle nous permet de connaître la nécessité de la nature des choses, et de voir leur universalité au-delà des cas particuliers.
Le raisonnement s'appelle induction quand il induit les données de l’expérience (du particulier au général ou à l’universel), et déduction quand il déduit (nouvelle affirmation particulière basée sur le général ou l’universel).
L’intelligence conserve en elle les connaissances intellectuelles qu’elle a acquises par les 3 activités, c’est ce qu’on appelle la science. On parle de mémoire intellectuelle, d’habitus ou encore d’ “avoirs de l’intelligence”.
L’habitus scientifique connaît 2 degrés, celui de la connaissance acquise et celui qui est apte à faire progresser la science par de nouvelles découvertes. Un plus haut degré nous amène là encore à chercher plus avant la vérité au-delà du connu.
LA NATURE DE LA CONNAISSANCE
Jean Daujat pose la question : qu’est ce que la connaissance ?
La compréhension spontanée des mots “connaître” et “connaissance” ne nous apprend pas ce qu’est la nature de la connaissance.
La philosophie moderne, occupée exclusivement par son fonctionnement, est passée à côté de la nature de la connaissance, Saint Thomas d’Aquin est l’un des seuls à y répondre.
On ne peut expliquer la connaissance qu’à partir d'elle-même, car toutes les notions qui la définissent font aussi partie de la connaissance.
La connaissance apparaît dans le monde animal et ne peut être réduite aux phénomènes physiques, chimiques, mécaniques des êtres inanimés ou des phénomènes biologiques ou physiologiques des végétaux.
Nous ne pouvons avoir d’idée de la connaissance qu’au travers de notre expérience intérieure d’être doués de la connaissance.
La présence de la connaissance dans le monde animal constitue une discontinuité avec le monde végétal qui réagit directement à des stimulis ou informations extérieures sans internaliser cet échange via des sens ou un système nerveux.
Tout être vivant doué de connaissance doit être qualifié d’animal, et de végétal si ce n’est pas le cas.
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Filosofia
Y-A-T-IL UNE VERITE
Cours du 26 mai 2026 P 168 - 178
Résumé
Qu’est ce que la connaissance (suite)
La posséder est une perfection, même pour les animaux, et cette possession ne nous parait pas extraordinaire tant elle fait partie de notre ÊTRE.
C’est par elle que le règne animal se démarque autant du monde végétal.
La connaissance est la porte ouverte sur l’infini du connaissable.
La non connaissance est en fait une prison insoupçonnée mais totale.
Ce qui est connu devient un peu de nous sans pour autant nous encombrer physiquement et à notre disposition à tout moment. Maintenant que je connais Solange elle est présente en moi et je peux me la représenter à tout instant.
C’est cette interpénétration des ÊTRES qui forme la connaissance.
Pour l’animal cette connaissance se résume au souvenir qu’il peut avoir acquis par ses sens.
Pour l’Homme cela va plus avant puisqu’il peut connaitre la nature du connu.
L’objet cause formelle.
L’Homme n’est pas connaissance, il est doué d’une faculté de connaissance et pour qu’elle se mette en œuvre il lui faut un sujet. Ainsi on ne peut connaitre que quelque chose ou quelqu’un et cette faculté n’est pas en action permanente, comme le serait « connaissance ». Il en est de la connaissance comme pour la faculté de penser.
Pour simplifier, connaitre nécessite deux entités, un connaissant et un connaissable ; on ne connait pas RIEN ; s’il y a un connaissant il peut y avoir plusieurs connus, tout ce qui nous entoure peut nous être connu.
La chose connue est donc la cause formelle de la connaissance. L’objet connu n’est pas, sauf cas particuliers, cause efficiente de l’acte de connaitre, ce qui , quand cela est, est accidentel à sa nature d’objet.
L’acte de connaissance n’est ce qu’il est que parce qu’il connait.
Ce qui appartient à l’objet en raison de sa nature même d’objet est d’être cause formelle.
La cause formelle est dite intrinsèque, car c’est bien l’objet qui doit être connu.
ÊTRE entitatif et ÊTRE intentionnel.(Sauter la page 172 et aller à )
ÊTRE entitatif (de entité) ce que chacun possède dans sa nature et de façon stable. ; la couleur du pinceau, le génie chez l’artiste
ÊTRE intentionnel. Ce que chacun peut posséder et qui n’st pas dans sa nature et de façon instable et qui lui est communiqué passagèrement le temps nécessaire à l’action ; ainsi le génie du pinceau durera le temps que le peintre génial lui communiquera son génie.
Prenons que le sens de l’intentionnel veut être « tendre vers un effet » soit faire passer l’effet du génie dans le pinceau et non « avoir l’intention de » (même si cette dernière assertion tend bien vers quelque effet)
Ainsi le pinceau agit selon ce qu’il est mais en plus entrainé par une cause principale : la réalisation de l’effet désiré.
Trois définitions de la connaissance.
Le sujet n’est pas dans le connaissant selon son ÊTRE entitatif mais comme sujet de connaissance et rien en lui n’est changé.
1/ la connaissance est présence intentionnelle de l’objet connu dans le sujet connaissant pour spécifier l’acte de connaissance.
L’acte de la connaissance est un accident pour le connaissant et il lui apporte un enrichissement et une perfection d’Être qui consiste à être connaissant et devenir l’Être connu, sans que pour autant l’Être entitatif du connu en soit modifié.
2/ Connaitre c’est devenir dans et par l’acte de connaissance intentionnellement l’objet connu.
Ainsi la connaissance donne au connu un chez soi au sein du connaissant.
Le connaissant se dilate pour accueillir l’objet connu.
Que l’on soit en acte de connaitre ou en acte d’être connu est en soi un seul et même fait puisque chacun devient l’autre.
Ne pas admettre cet état de fait reviendrait à nier l’existence de la connaissance.
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Résumé de la page 168 à la page 177 J Daujat : Y a-t-il une vérité ? par Regis
Objet de la connaissance
La phylo moderne s’occupe du fonctionnement de la connaissance, voyons ce que Th d’Aquin propose comme réponse à ce problème.
La connaissance se trouve dans le monde animal et nous constatons que nous avons l’idée de la connaissance uniquement par notre expérience intérieure d’êtres doués de connaissance, face à ce fait qui existe en nous, (Je passe par la porte, par ce que j’ai connaissance de celle-ci, j’ai aussi connaissance du mur, mais ma conscience me fait emprunter la porte !) Le monde animal bien diffèrent du monde végétal a lui aussi ce don de connaissance.
La tique sur le dos du chien a connaissance que le sang de chien est favorable à son développement ! (Même si la tique n’en a pas conscience,)
L’être tique a connaissance au-delà de ce qu’il est lui-même par sa nature propre il se trouve d’une manière nouvelle en quelque sorte dilaté par sa connaissance à la mesure de ce qu’il connait.
La tique est enrichie et développe son être au-delà de sa propre nature par la présence de ce qu’elle connait grâce a la connaissance qu’elle en a. La connaissance est donc un grand moyen de communication, mais un moyen d’interpénétration des etres présents les uns dans les autres dans la connaissance qu’ils ont les uns des autres.
Pour l’animal cela se limite aux êtres individuels qui ont agis physiquement sur ses organes sensoriels, mais pour l’être intelligent l’homme c’est l’ouverture sur l’infini de l’être.
L’objet Cause formelle
Chez l’homme et de façon sensible chez l’animal la connaissance est en lui un accident dont la substance est le sujet . Nous avons un sujet connaissant dont un accident est connu ; mais connaitre quoi ? On ajoute un objet ou un être connu, ce qui complète notre action de connaitre. On connait donc de façon général et universel, un être, donc relation certaine entre un être connaissant et un être connu. Oui mais je connais un être déterminé, spécifique, je connais ceci ou cela, c’est donc lui que je connais et non un autre, c’est lui qui est déterminé dans ce qu’il est, pour que je puisse le connaitre, je le connais donc de façon formelle, ce qui le distingue de tout autre. (ce qui me le fait distinguer de tout autre)
Dans l’acte de connaissance, le connu a en sa nature même sa raison d’objet d’être connu, ceci garce à sa cause formelle. Cause formelle qui seule peut être connu et reçu par le connaissant. L’on peut dire l’objet connu est présent dans l’acte de connaissance.
Nous pouvons dire que : la présence de l’objet connu dans le connaissant spécifie l’acte de connaissance.
Le connaissant acquiert quelque chose en plus, il devient connaissant alors qu'il ne l'était pas auparavant. Il y a donc un surplus d'être ou un enrichissement de son être. L'objet connu est alors la cause formelle de cet enrichissement, puisque sa forme est reçue dans le sujet connaissant. Il s’opère au moment de l’acte de connaissance, dans le connaissant, une dilatation d’être, un plus, une ouverture nouvelle, c’est cette présence intentionnelle de l’objet connu, qui ouvre sur une connaissance en plus sur un autre avenir de connaissance qui s’approprie un morceau du monde en plus.
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Filosofia
Y A-T-IL UNE VERITE
Cours du 2 juin 2026
Résumé P 187 – 194
Le Problème de la Vérité.
Réfutation de l’Agnosticisme.
Agnosticisme : a privatif gnost je connais
Comment parvenir à affirmer la Vérité ?
C’est là une question primordiale devant l’ère d’agnosticisme que nous vivons.
Qu’est ce que l’Agnosticisme ?
C’est en fait à y bien réfléchir une contradiction notoire ; comment peut-on affirmer l’existence de l’Être si l’on n’est pas, soi-même ? ou comment peut-on affirmer que l’intelligence humaine ne peut connaitre et affirmer la Vérité ? n’est ce pas l’intelligence de l’orateur qui émet cette affirmation ?
Pour se dédouaner de sa contradiction il se retranchera derrière son doute général ? c’est une porte ouverte que Descartes s’empressera de franchie. Mais c’est aussi une contradiction : comment peut-on douter que l’on est. On peut douter à l’infini que l’on doute et ce sera sans résultat.
L’Agnosticisme parait impossible et si l’on veut admettre qu’il soit, il faut alors cesser de penser et devenir un végétal.
Il est impossible à un Agnostique de vivre selon sa philosophie ; pour s’en convaincre, fouettons-le de verges, et nous verrons bien alors s’il sait avoir été frappé et avoir eu mal. On peut penser que son intelligence aura retrouvé ses capacités tant niées.
Les tenants de ce courant tiennent qu’on n’a pas le droit d’affirmer sans preuves la capacité de l’intelligence à connaitre la Vérité.
Mais qui va déterminer cette capacité ?
N’est-ce pas l’intelligence elle-même ? donc la preuve parait nulle.
Il faut bien admettre que nous sommes tenus de nous baser sur des présupposés, c’est un fait, et le fait est et se contente d’être constaté.
Peut-on prouver que l’être soit ? on ne peut que le constater. Être est un fait ; je suis et n’ai pas à le prouver et même plus il est très impocible de le prouver. Certains qui ont perdu leur identité ou qui ont été déclarés mort, éprouvent touts les peines pour se refaire admettre vivant dans sa peau.
Pour prouver il faut raisonner et pour raisonner il faut ÊTRE
Comment s’assurer de la Vérité de nos affirmations ?
Rejeter l’Agnosticisme n’est pas méconnaitre que la Vérité peut être un problème, et douter n’est pas nier et cette façon de voir n’est pas affirmer l’impossibilité cognitive de l’intelligence.
Le problème que l’on rencontre avec la Vérité est de vouloir la prouver dans sa totalité.
On ne doit prouver que les constituants de ses affirmations car certains sont susceptibles de doute ou d’erreur.
Amlors dans quels cas et comment pourrons nous être assurés de la vérité de nos affirmations. ?
Il y a deux cas où le doute n’est ,pas permis :
1/ l’évidence de l’expérience, c’est l’affirmation d’une constatation : le soleil luit.
2/ une conclusion démontrée par un raisonnement rigoureux ; pour cela il faut être bien assuré :
- de la rigueur du raisonnement
- de la justesse des prémisses ; des prémisses fausses malgré un raisonnement fort juste ne peut déboucher sur la Vérité.
Précisons qu’on ne peut pas remonter de prémisses en prémisses et qu’il faut bien admettre le principe d’identité, ou premier
Descartes et l’idéalisme.
Critiquer l’Agnosticisme n’est pas suffisant pour comprendre le courant actuel, il faut savoir qu’on le doit à monsieur Descartes qui s’est emparé de cette façon de voir et en a fait son cheval de bataille, doutant de tout.
Il est le père de la pensée actuelle qui veut que rien ne soit sauf le fruit de sa pensée.
Dès lors qu’on a mis en doute notre capacité de connaitre, il devient pratiquement impossible d’affirmer une vérité, car, doute aidant, est elle vraie ?
On en est réduit à ne connaitre que ce que sa pensée a découvert ou imaginé, et c’est la porte ouverte à toutes formes d’idéalismes.
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filosofia
Y A-T-IL UNE VERITE
Cours du 9 juin 2026
Résumé p 194 – 196
Descartes.
Nous venons de voir que René Descartes a été l’initiateur de l’Idéalisme, prônant que tout ce qui est ne peut l’être que parce qu’il le pense.
On ajoutera qu’il est à l’origine de la pensées moderne composée d’Idéalisme et d’Agnosticisme, quoiqu’il ne l’eût pas voulu, mais son raisonnement et son doute total l’ont enfermé dans un cercle vicieux d’où il n’a pu s’extraire, tout en reconnaissant que son doute lui est une preuve de son existence, puisque s’il doute il pense et que pour penser il faut être. Et c’est là qu’il se contredit car il affirmait l’incapacité de l’intelligence à connaitre, mais pour penser il lui faut bien être connaissant.
Il tentera de se disculper en prétendant que ses idées sont un don de Dieu et que celui-ci ne peut pas le tromper, donc ses idées sont vraies.
En cela il se réfère à son savoir religieux fondé sur la Révélation.
Ce qu’il énonce sera repris par Kant pour qui la réalité est inconnaissable alors que la pensée n’est pas la connaissance de cette réalité mais un produit de l’activité intellectuelle.
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Réponse de Solange à Jacques le 8 juin 2026 suivi du résumé du jour (clémentine)
Nous ne sommes pas nécessaires.
Il est impossible de prouver l’existence d’un être, on ne peut que constater les effets de son action.
C’est là la seule chose prouvable.
Prouver la Vérité dans sa totalité est impossible. A l’origine, il faut partir du principe d’identité « ce qui est, est », parce que la vérité ne dépend pas de chacun, elle ne nous appartient pas, elle ne peut donc dépendre de l’interprétation que chacun s’en ferait.
Certains – à l’instar de Raïssa et Jacques Maritain dans « Les Grandes Amitiés »- pratiquent la réflexion philosophique de façon existentielle, c’est à dire en se questionnant sur le sens de la vie et si elle vaut d’être vécue, dans une soif de vérité qui n’offre d’autre alternative que le désespoir et le suicide si pour toute réponse , on leur opposerait que rien dans la vie n’a de sens.
Or, depuis Aristote, ils savent qu’il n’y a pas de matière sans forme. La forme, c’est de l’immatériel, c’est une Idée. D’où vient-elle? D’une intelligence à l’œuvre qui les émerveille, qui hiérarchise les différentes formes de vie, de la pure puissance à des formes de vie de plus en plus en acte (de la matière inerte au végétal, puis l’animal et enfin, l’homme). Dans ce monde qui ruisselle d’intelligence, toute chose passe, il y a eu un commencement, et il y aura une fin. Rien, dans ce monde, n’est nécessaire. Mais pourquoi existe-t-il ? On ne peut imaginer du contingent qui s’incrémenterait infiniment sans origine, une échelle sans mur sur lequel s’appuyer. Il faut un Acte Pur, un Être en plénitude, source d’être et d’existence, Absolu, nécessaire, le principe premier d’Aristote. Il est tout. Il est l’Être. Il est Bon. Il est la Vérité absolue.
Daujat, comme Henri Porte, en ont été éblouis. Ils ont trouvé un chemin qu’ils essayaient de prouver en avançant avec rigueur, pas à pas, en partant de l’expérience sensible, en analysant et démontant les théories de nombreux philosophes pour en repérer les prémisses et souvent les erreurs qui s’y cachent. Ainsi pour Descartes, Kant, les philosophies contemporaines où plus rien n’a de sens et où le faux et le vrai se côtoient selon les options ou les opinions. Demeure à l’origine le mystère de l’être. On ne peut jamais faire le tour d’un être, on n’a jamais fini de trouver.
Daujat et Porte ne sont pas là pour nous faire adhérer, mais pour nous faire découvrir et aimer la vérité. Dans la lenteur.
Descartes a mis en doute la réalité, et tout ce qu’on lui avait appris par son doute universel. « Je pense » est la seule chose qu’il pose comme vraie. Mais d’où vient ce « je » qui pense ? Et qu’a-t’il à penser, ce « je » puisque tout est nié dans son existence-même ? Descartes pose, que quand tout est nié, la seule chose qui soit certaine, c’est sa propre existence et l’Idée d’un être tout puissant, bon, Dieu. Puisqu’il a toutes les perfections, il a forcément celle d’exister.
Donc, Descartes pense. Ses idées, c’est Dieu qui les a mises dans sa tête, donc ces idées sont vraies et représentent, logiques, claires et distinctes, ce qui est à l’extérieur. Ce sont des Idées Innées. Descartes établit donc la priorité de la logique de sa pensée sur la réalité, qui pour lui existe bien.
1- J’existe donc je pense
2-Dieu existe
3- J’ai des idées innées que Dieu a mises dans ma tête, forcément vraies si elles sont logiques, claires et distinctes.
4- Je ne connais que mes idées pour connaître le monde extérieur. Tout est comme je le pense et tel que je le pense.
A la suite de Descartes, certains philosophes idéalistes, tout en reprenant la certitude de l’existence de Dieu, vont contester qu’il soit possible de connaître la réalité extérieure alors qu’il leur est toujours possible de connaître leurs idées. Ce qu’ils peuvent connaître de la réalité, ils le pensent en eux de façon rationnelle (KANT).
Puis ensuite, certains contesteront l’existence-même de la réalité. Avec Hegel, il n’y a plus que l’idée et plus de principe d’identité. Dieu c’est l’Idée. Puis Marx contestera : Dieu, c’est la matière ! Seule la matière existe. Puis l’existentialisme...
Jusqu’à l’écologie, la nouvelle religion, avec ses péchés, ses vertus et son enfer.
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Filosofia
Y A-T-IL UNE VERITE
Cours du 16 juin 2026
Résumé p 196 – 198 & 206 – 209
Kant admet encore l’existence d’une réalité inconnaissable. Comment est-ce possible ?
Comment s’assurer de son existence ?
Fichte palliera cette interrogation en disant que la réalité n’existe pas sauf ce que je pense moi-même, autrement dit je suis l’auteur de la réalité.
On n’en est pas encore à l’idéalisme absolu puis que j’admets être.
C’est avec Hegel qu’on y parvient, quand il dit que seule la pensée engendre tout en elle-même tant qu’elle pense.
Le principe d’identité n’existe plus, et la réalité pensée est très fugace et est en perpétuel changement.
C’est une philosophie de la révolution perpétuelle, source des grands mouvements révolutionnaires contemporains, elle se décompose en trois actes :
la Thèse, l’Antithèse et la Synthèse.
Le Marxisme et l’Existentialisme s’en sont totalement inspirés.
Le Marxisme part de l’Idéalisme et aboutit au matérialisme.
L’Existentialisme niant le fait d’existence aboutira à l’Essentialisme dans lequel un Monde d’Essences intelligibles s’engendre les uns les autres.
Mais la nature est têtue et cette prétention fut un échec qui aboutit à l’Existentialisme contemporain, dont le premier représentant fut Kirkegaard, tout en niant l’intelligibilité du réel qui est considéré comme un fait sans explication possible
Tous ces égarements prennent naissance dans les écrits de monsieur Descartes. (fin p 198)
(p 206)
Si l’Idéalisme tient dans la formule : un au-delà de la pensée est impensable » il n’y aurait donc que la pensée elle-même.
Il faut rectifier en ajoutant que l’objet de la pensée est bien réel avant et après que la pensée en fasse son objet.
ÊTRE n’est pas absurde ou alors ma connaissance est fausse et je ne peux plus rien affirmer tant le doute m’envahit et même ce que je viens de dire est spéculatif.
Nier le principe d’identité est renoncer à tout existant tant matériel que spirituel.
Le principe d’identité se doit d’être celui de l’ÊTRE.
Comment peut on admettre que la pensée connait quelque chose de la réalité, ce sera parce que elle existé au même titre que la réalité. (fin p209)
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Date de dernière mise à jour : 25/06/2026