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Y A T -IL une VERITE par Jean Daujat

RESUMES des cours

filosofia

Cours du 11 novembre 2025

La philosophie vue par Bertand Vergely

La philosophie, Pourquoi ? Pour qui ?

Bertrand Vergely essaie de nous le faire comprendre.

Si cette sciennce n'est pas la vie elle permet à la vie de satisgfaire la curiosité des Êtres demandeurs du pourquoi elle est. (la vie) et de comprendre que une vie vécue pour être vécue n'est pas satisfaisante  pour l'espèce humaine; alors qu'elle peut très bien l'être par tout autre vivant.

Le fait de se questionner sur la vie et son pourquoi n'en fait pas une autre vie mais une vie autrement, une vie qui demande à être vécue et non qui se laisse vivre.

Est-elle, cette science une spéculation de l'esprit ? une façon élégante de couper les cheveux en quatre ?

Elle serait plutôt celle qui recherche à éclairer la Vérité de ce qui est, à faire la part des cchoses, à distinguer le Bien qui grandit l'Homme du mal qui le fera sombrer dans son animalité.

Beaucoupp se posent ces questions et seule l'étude philosophique honnête pourra esquisser une réponse.De grands philosophes, (Platon, Aristote, Augustin, Thomas l'Aquino, Pascal,...) ont ouvert la voie.

Une science vécue sans pensée peut très vite se transformer en idéologie. Seule la réflexion peut la guider et lui éviter une dérive violente.

Tout ce qui est source d'action, (l'ÊTRE, Dieu, le Sujet, la Nature, le Langage, la Connaissance scientifique,, la Politique, l'Art et la Morale) fait partie des thêmes de la philosophie et entre dans la composition de l'arbre décrit par Descartes.

Les Racines:        L'ÊTRE, DIEU sont la base de la philosophie.

Le Tronc:             Sujet, Nature, Temps,Langage qui sont la quotidienneté.

Les branches:   Connaissance scientifique , Politique , Art et Morale qui sont la floraison de l'existence.

Le but recherché par l'étude philosophique est de mieux entreprendre.

Cette recherche est comparable à un chemin , Aristote le pratiquait avec ses péripatétitiens, qui laisse découvrir les voies qu'il faut prendre pour atteindre un début de la Vérité, ponctuée de joies indicibles, même s'il y rencontre des écueils décourageants..

 

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  Filosofia

Cours du 18 novembre 2025

                                                     ARISTOTE  Métaphysique

Le savoir est un désir naturel pour l'Homme.

Son premier et principal outil est la vue et la sensation de plaisir que nous en retiro,ns le prouve bien

Les Êtres doués de mémoire sont plus aptes à la connaissance. Il n'y a que l'Homme qui puisse atteindre un niveau élevé du savoir et de s'ouvrir à la réflexion.

Et selon les capacités personnelles de chaque Être une échelle hiérarchique s'établira.

                                                 Nature de la Philosophie 

La sagesse est elle la cause de la philosophie ?

Ceux qui la possèdent sont dits Sages, ils possèdent et connaissent plus que le commun dans la mesure de l'accessibilité par la nature humaine.

Là aussi une échelle hiérarchique s'établira.

La connaissance de toute chose appartient nécessairement à celui qui possèdeau plus haut degré la science de l'universel.

La science universelle est plus difficile à acquérir que celle du sensible.

Ces sciences offrent le savoir et ouvrent à la connaissance.

La connaissanace suprême s'appuie sur les principes des Êtres, principes qui font qu'ils sont et sur lesur fin (finalité)

La science maitresse est basée sur mla connaissance qu'elle a de la finalité de toute autre science et de tout Être.

Une sciences doit spéculer sur les causes et principes premiers de l'objet de cette science.

C'est ce qui dut la préocupation des premiers philosophes qui savaient ne pas savoir et faisaient tout pour savoir et savoir pour savoir et pas seulement par intérêt matériel, étonnés qu'ils étaient de ce qui est.

C'est bien la grandeur de la philosophie que seul l'Homme peut tutoyer de par sa nature matérielle et immatérielle.

 

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Filosofia

Cours du 25 novembre 2025

                               Les données du problème philosophique de la connaissance

Qu'est ce que la connaissance?  

Un processus qui réalise une uniontout en respectant la dualité de deux entités : le connaissant et le connu.

Le réalisant dans le temps, il y a fatalement un avant et un après séparé par l'étincelle, l'instant, de la rencontre. J'étais ignorant de l'autre et me voilà enrichi de lui; quoique enrichis mutuellement , l'un de l'autre,  nous restons chacun ce que nous étions: NOUS ou JE.

Cette connaissance nous change sans nous asservir, elle nous change à telle enseigne que l'objet connu vient-il à disparaitre physiquement, je l'aurai toujours en moi et pourrai me le remémorer.

                              Le problème philosophique tel qu'il se pose 

La connaissance est un devenir et l'unité qu'elle provoque maintient l'indépendance de chacun.

 

                LES BASES TRADITIONNELLES DE LA CONNAISSANCE

    Le Sens commun

L'Homme, dès son origine, sans l'apport de quelques études philosophiques ou scientifiques s'est posé des questions, s'est instruit de ce qui est, soutenu qu'il était par son intelligence, et par iune certaine capacité que l'on nomme le sens commun.

Ce sens est commun à tous les Hommes, il est égal pour chacun; et de tout temps il n'y a pas eu, et n'y aura pas, d'évolution de l'Intelligence; Intelligence qui supporte cette activité,  est en relation permanente à ce qui est, au réel, à l'ÊTRE, dont c'est l'objet. L'Intelligence ne pense pas RIEN, ni ne connait RIEN, mais sans cesse l'ÊTRE. Elle voit dans ce qui est des vérités premières qui sont les principes rationnelstel que celui d'Identité, de Causalité et ils constituent des certitudes absolues et les lois du monde. Ces lois sont parfaitement comprises par l'Intelligence. Ces principes sont la règle du jeu. C'est en observant ces lois et principes qu'elle peut comprendre son environnement.

Ces principes , communs au réel et à la raison permettent d'atteindre la vérité des chose en confondant ma pensée et ce qui est. Ce n'est pas parce que je le pense que c'est; mais bien parceque c'est que je peux le penser.

Les principes, étant communs au réerl et à la pensée, amè  ne le sens commun à énoncer que le hasard n'existe pas en ce sens qu'il y a un ordre et que la nature n'agit pas en vain et que toute chose a une cause et sa raison d'être, ce qui en détermine son existence et sa valeur.

Ces cause et raison  d'êtrene peuvent qu'être mues par une cause première à l'origine de tout existant.

Cette cause première est appelée DIEU

Ces vérité& premières ne sont pas prdonnées, pour qu'elles le soient, l'Intelligence doit s'astreindre à une réflexion contenue dans la philosophie.

 

                 Analyse des Principes Rationnels.

A la base il y a des vérités fondamentales, elles fondent toutes les autres vérités.

On ne peut affirmer quelquechose que si cela repose sur une Vérité, un Principe d'identité oiu de contradiction.

Ainsi une chose ne peut pas être et n'être pas dans le même temps. Ce qui est blanc ne peut que l'être.

Parmi les Principes rationnels il y en a de plus importants que d'autres; ainsi le Principe de non contradiction  ou d'Identité est et tous les autres en découlent.

 

               Classification des Principes rationnels 

Principe de contradiction:     Toute chose est ou n'est pas mais les deux en même temps. 

Principe d'Identité:                  Ce qui est est nécessairement ce qu'il est , faute de quoi il n'existerait pas.

Principe du tiers exclus:          Une chose est ou n'est pas , il n'y a pas d'intermédiaire. On rejoit le Principe de contradiction

Deux importantes utilisations du Principe d'identité.

Le syllogisme: ce qui est commu à l'ensemble l'est au particulier: Tous les Hommes sont mortels, Socrate est un Homme il est donc mortel.

La démonstration mathématique : ainsi une chose égale à une autre, une troisième égale à l'une des deux sera l'égale de l'autre.

Principe de Raison suffisante:  c'set la raison d'être de chaque chose, c'est ce qui fait qu'elle soit et ne puisse pas ne pas être , et qu'elle possède en elle tout ce qu'il faut pour être ce qu'elle est. Elle est intelligible , rationnelle et explicable, au moins en soi.

Principe de Causalité. Tout ce qui commence et tout changement a une cause, sauf pour Celui qui est Cause de toutes les Causes qui, Lui, n'a que s raison suffisante (DIEU) Cette cause vient en plus de la raison suffisante.

Principe de finalité: Tout a une fin, rien n'existe sans but et toute action est effectuée en vue de quelque chose.

Principe de Substance: Toute chose animée ou inanimée est substance ce qui lui permet d'être onnaissable et décrite.

 

          L'Accident

C'est une façon d'être de la substance qui a une existence autonome et l'accident peut venir en modifier certains de ses aspects: c'est un homme: la blondeur de ses cheveux est accidentelle.

L'accident ne peut exister que par son rapport à un être substantiel.

Aristote nous fait une liste de neuf accidents que la substance peut subir: Quantité, Qualité, Relation, Lieu, Temps, Position, Etat, Action, Passion.  ce qui démontre que tous ces accidents sont dépendant de la substance qu'ils atteignent.

 

         Importance des Principes Rationnels:

Depuis Descartes tous ces Principes Rationnels sont niés, déjà du temps des grecs certains esprits, dits forts, contredisaient la rélalité des choses, pour naller contre ce que le sens commun nous démontre.

C'est bien là la déraison de certains courants philosophiques qui sous prétexte de connaitre scientifiquement les choses méprisent à priori et systématiquement le sens commun.

On peut penser que plus l'Intelligence est naturellement forte plus ses convictions devraient l'être aussi.

D'où, mépriser le sens commun peut être signe de débilité.

 

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Filosofia

Cours du 2 décembre 2025     p37 - 41

                                                           L’ÊTRE

                                La notion fondamentale

                                               La notion d’ÊTRE

Tout est basé sur un fondement, c’est ce que la philosophie essaie de démonter ou de découvrir.

Ce fondement initial doit être pris comme tel, inexplicable, non démontrable mais indispensable.

Pourquoi est-on ?  Parce qu’on est.

Et le fait d’ÊTRE autorise à agir, à penser…

Ce fondement ou notion est commun à tout quelque divers qu’il puisse être. La différence qui en fait la diversité sera des traits particuliers attribués à chaque chose ou élément. Même si certains existants ont des points communs supplémentaires.

L’H, le cheval, l’arbre, le caillou ont l’ÊTRE leur est commun

L’H, le cheval et l’arbre ont en plus en commun la vie que n’a pas le caillou

L’H et le cheval ont un mental en commun

Seul l’H aura un élément particulier, l’INTELLIGENCE qui lui permet de penser.

On notera bien que tous ont l’ÊTRE en commun ; faute de quoi ils n’existeraient pas.

Seule l’intelligence peut découvrir son impérative nécessité.

Nécessité qui ne cache aucun piège étrange puisque, ÊTRE, est ce que chacun possède sans recherche ni études approfondies et sans mettre en œuvre son imagination, il n’y a rien à imager, C’EST un point c’est tout.

Concluons que l’ÊTRE est l’objet de l’intelligence.

                               Principe le plus fondamental

                                               Principe d’identité.

Toute science a son propre fondement, lui aussi sans explication et c’est la science maitresse qui le fait saisir.

Dans chaque science, remonter de principe en principe, d’analyse en analyse on peut arriver à énoncer une vérité. Mais comme on ne peut remonter les principes à l’infini il faut bien convenir qu’il y en ait un de qui dépendront les autres et celui-ci sera dit Principe d’Identité, permettant de définir l’ÊTRE.

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Filosofia

Cours du 16 décembre 2025     p41 - 45

Résumé

Principe d’identité (suite)

Cette affirmation : « Toute chose est ce qu’elle est » illumine la compréhension de tout ETRE, sans être tenu à un long développement, et, sans elle il serait bien difficile de s’entendre sur la chose.

On peut compléter cette formule par son inverse : « une chose ne peut être ce qu’elle n’est pas » ce qui implique qu’on ne peut en parler puisque chacun sait qu’on ne peut parler que d’existant or si elle n’est pas, elle est RIEN

On dira de cette formule, de ce principe qu’il est « Principe de non contradiction »

Ainsi on pourra exclure de nos raisonnements tout ce qui est contradictoire ou absurde, l’absurde est souvent employé en mathématiques pour prouver un existant.

On notera que l’évidence de son ÊTRE nous dispense d’avoir à le démontrer par un raisonnement qui, lui-même, le présuppose. Son ÊTRE est, et ne peut pas n’être pas, dans le même temps,cela ne pose pas de problème à l’intelligence car c’est dans sa nature que de saisir l’ÊTRE de la chose.

La négation de l’ÊTTRE est par essence la destruction de la négation.

Ce n’était pas toujours l’avis de certains philosophes (Héraclite) sous couvert de changement. Hegel contestait la notion d’ÊTRE et prétendait que l’ÊTRE est ce qu’il y a de plus indéterminé. Mais, alors, comme le néant est l’indéterminé l’ÊTRE est néant

Son raisonnement est un sophisme. Un raisonnement se doit d’être précis

Ainsi         si A = / est B

                  si B = /est C

il appert que A = / est C

on doit se baser sur un moyen terme dans ce cas il est C

Le raisonnement de Hegel sera le suivant :

            L’ÊTRE est indétermination

            Or l’indétermination est néant

            Donc l’ÊTRE est néant.

Si l’on prétend que l’indétermination est néant, l’indétermination de l’ÊTRE n’est pas !

Il n’avait pas vu que l’ÊTRE est avant tout une détermination et même la première de toutes, celle de laquelle toutes les autres découlent.

Sa critique est grave, elle le mène à élaborer une philosophie basée sur la perpétuelle contradiction et cela mène à la négation de la Vérité.

De cette philosophie naitront celle de Marx et Engels et on ne s’étonnera pas de constater les contradictions opérées dans les divers régimes qui l’ont prise pour base.

 

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Filosofia

Cours du 13 janvier 2026   Y a-t-il une Vérité ?    p 45 - 48

Résumé

                                ÊTRE réel et ÊTRE de raison.

Ce qui est réel est ce qui est, réel vient du latin « res » traduit par chose et la chose est bien la réalité visible de ce que l’on perçoit.

Cette chose est un ÊTRE et du fait qu’on peut la mesurer et ou qu’elle est active ou en capacité d’activité (l’Intelligence) on la dit réelle et ceci même si on ne la connait pas. Ainsi l’étoile qu’on avait penser exister à la suite de divers calculs est bien un ÊTRE réel,. Et ce n’est pas le fait de le voir que l’ÊTRE devient réel mais parce qu’il existe. L'éxistence de l'ëtre réel ne dépend pas de notre connaissance

En revanche l’ÊTRE de raison n’existe que dans notre pensée, mais du fait que nous le pensons « il existe » quoique dépourvu d’existence mesurable.

Nous avons souvent évoqué le « néant » qui est la négation de l’existence et le fait d’en évoquer l’existence le fait être ÊTTRE de raison.

Tout ÊTRE de raison est mû par un ÊTRE réel, la Pensée ; ainsi la cécité, ÊTRE de raison ne peut être évoquée que par moi ÊTRE réel qui peut être privé de la vue.

L’étude de cet ÊTRE de raison est « la Logique » mot qui vient du LOGOS grec qui est la pensée et qui est aussi la parole.

                                ESSENCE et EXISTENCE

Pour appréhender l’ÊTRE il faudra le considérer dans son Intelligibilité car il est l’objet premier de l’Intelligence et que seul ce qui est intelligible peut être perçu par l’intelligence.

L’Intelligence ne connait toute chose que dans son ÊTRE et par son ÊTRE. Devant la chose l’Intelligence posera la question « qu’est-ce que c’est ?». Le fait qu’on pense à poser la question tend à démontrer l’Intelligibilité de la chose qui est.

La chose a une « essence ou nature propre » qui la fait agir selon son essence selon ce qu’elle est, car ces notions sont dynamiques. Ainsi l’H agit selon sa nature humaine et non selon celle des canidés ou des reptiles, il agit en Homme.

On ne peut se faire une représentation  de l’Essence ou la Nature de la chose, car ces notions sont seulement intelligibles; ce sont des notions qui ne parlent qu'à l'intelligence, elles ne parlent ni à l'imagination ni aux sens.

 

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 Clémentine 

Cours du 21  janvier 2026   Résumé   p 48 - 54

La métaphysique que nous étudions s’intéresse à l’être réel, qui existe indépendamment de toute connaissance, et, par opposition, à l’être de raison, qui lui n’a d’existence que dans notre pensée seule. Il s’agit alors d’une fabrication de notre pensée -qui elle est bien un être réel - et qui lui est utile pour penser.

La métaphysique que nous étudions s’intéresse à l’être réel, qui existe indépendamment de toute connaissance, et, par opposition, à l’être de raison, qui lui n’a d’existence que dans notre pensée seule. Il s’agit alors d’une fabrication de notre pensée -qui elle est bien un être réel - et qui lui est utile pour penser. Dans le syllogisme A=B et B=C, donc A= C, B le moyen terme qui marque une étape dans le raisonnement logique, est un être de raison. De même, dans une négation, nous évoquons ce qui n’est pas ce qui est. Hors, ce qui n’est pas ce qui est ne peut être réel, il s’agit donc finalement d’une idée, d’un être de raison ( ex le néant ou la cécité). Les maths manipulent elles aussi continûment des notions qui sont des êtres de raison, indispensables pour construire les raisonnements logiques propres à cette science. C’est dans son être et par son être que l’intelligence (qui est de l’être) accède à la connaissance. Dès lors, toute chose est par définition connaissable, donc intelligible. L’acte premier face à toute chose est de connaître ce qu’est cette chose. « Qu’est-ce que c’est ? ». Elle nous devient intelligible quand notre intelligence peut se saisir de l’essence ou nature de cette chose qui par ailleurs existe indéniablement. Notre intelligence nous permet d’appréhender ces deux aspects indissociables que sont l’essence (accessible à l’intelligence seule) et l’existence de toute chose. La métaphysique réaliste d’Aristote et de Thomas d’Aquin établit une distinction entre ces deux notions tout en insistant sur leur complémentarité (elles sont composées ). Elle s’oppose aux qui nient les faits d’existence au profit des essences en risquant de produire une pensée détachée du réel (Spinoza, Husserl et la phénoménologie… ). Et aux existentialistes et pragmatistes qui à contrario, n’admettent que les faits en niant les essences, jusqu’à refuser toute possibilité d’intelligibilité au réel (courant nominaliste).

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   Filosofia    

Cours du 27 janvier 2026  Y a-t-il une Vérité ?      p 48 - 54

Résumé

L’ESSENCE

Nous avons vu que l’Essence de l’ÊTRE c’est donc  «  Ce que la chose est »  ce que l’Intelligence comprend parfaitement.

Comprenant cela, l’Intelligibilité de la chose, l’Intelligence considérera que la chose  existe et c’est ce fait d’exister qu’on appellera l’Existence. Ce qui fera d’elle qu’elle est ceci ou cela et non les deux à la fois ou cela et son contraire.

Distinguer l’Essence de l’Existence est fondamental en Métaphysique.

S’il y a distinction entre les deux, il n’y a pas séparation, ils sont complémentaires l’un à l’autre.

On ne peut s’enquérir de l’Essence de la chose sans que celle-ci existe ou ait existée ou est susceptible d’exister.

On dira donc que l’Essence est relation  à l’Existence et que l’Existence appartient à une essence.

Certains courants philosophiques sont opposés à cette approche ;

Les essentialistes ne considèrent que l’Essence et nient le fait d’exister.

Les existentialistes n’admettent que les faits d’Existence niant les Essences.

Ces deux conceptions sont étonnantes si l’on se souvient que en toute chose l’Intelligence considère ce qu’elle est, encore faut il que la chose existe et soit intelligible. C’est un fait pur accessible par l’expérience.

Les philosophes intellectualistes ou rationalistes voulant tout réduire à ce qui est explicable par l’intelligence et tout déduire de l’Intelligibilité refusent les faits qu’on ne peut que constater sans explication et ils se tournent vers l’Essentialisme.           

A l’inverse, les Empiristes refusant toute explication rationnelle iront à l’Existentialisme allant jusqu’à nier l’Intelligibilité du réel, le considérant absurde et incompréhensible par l’Intelligence. Les Essentialistes se heurtent à l’existence de la chose que l’on ne peut que constater   

Les Existentialistes , eux, se heurtent au fait que les sciences parviennent à trouver dans la réalité des choses de l’Intelligibilité.

LA SUBSTANCE  et L’ACCIDENT       

On a vu que toute chose est intelligible, voyons maintenant leur existence réelle.

On a noté que c’est l’ÊTRE qui est commun à toute chose et que chacun a son propre ÊTRE

Certains ÊTRES ont en eux tout ce qui leur est nécessaire pour être, ils seront SUBSTANCE. Alors que pour un autre groupe chaque ÊTRE aura besoin d’un support (ex : la blancheur, la taille, l’âge…) tout ce qui particularise la chose et chacun de ces états seront dit ACCIDENT.

Ces accidents ne peuvent exister par eux-mêmes, ils doivent leur existence à un sujet dont ils dépendent

Le sujet est bien ce qui est et est nommé SUBSISTENCE, sauf lorsqu’il s’agit de l’Homme doué d’intelligence et de liberté on le dira être une PERSONNE, responsable de ses actes et de ses relations avec les autres.

On entend parfois concernant la SUBSTANCE qu’elle existe par soi ; il est plus juste de dire qu’elle existe en soi par le fait qu’elle possède tout ce qu’il lui faut pour être sans que la substance ait une action pour exister.

On ne peut faire une représentation imaginative de la SUBSTANCE, et de l’ACCIDENT, pas plus que pour l’ESSENCE et l’EXISTENCE. Ensemble ils sont constitutif de l’Être,  ils ne peuvent être l’un sans l’autre. On peut les distinguer mais non les séparer

La SUBSTANCE existe avec ses ACCIDENTS afin d’être l’objet étudié et l’ACCIDENT ne peurt être que tributaire de la SUBSTANCE.

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Cours du 27 janvier   Y a  t-il une Vérité   Résumé  par Pierre     p 54 - 65

Y a-t-il une Vérité   Jean Daujat

ETRE REEL - ETRE DE RAISON

Résumé du cours Solange du 28/1/2026   

La Métaphysique s’intéresse avant tout à l’Être Réel.

Ce n’est pas parce qu’il fait nuit que le soleil n’existe pas.

Son contraire est l’Être de Raison, celui qui émane de notre pensée : exemple, le néant évidemment n’est qu’un Être de Raison! Comme les mathématiques….

L’acte ‘intelligence de l’homme qui pense, est un Être Réel qui joue en permanence avec des Être de Raison, par la pensée, pour la connaissance. C’est le travail de la logique (Logos = pensée exprimée).

ESSENCE ET EXISTENCE

L’Être est indissociable de l’intelligibilité : « L’intelligence connaît toute chose dans son Être et par son Être. La question « Qu’est-ce que c’est? » est à la recherche de son essence, ce que la chose est ou sa nature, au sens de dynamisme pour Aristote.

Mais si une chose est ceci (et pas autre chose), avant tout c’est parce qu’elle existe! C’est fondamental en Métaphysique. Cette distinction est essentielle et pourtant l’une ne va pas sans l’autre : l’essence est relation à l’existence et l’existence appartient à l’essence.

De par cette distinction, en a suivi 2 systèmes philosophiques opposés : Les Essentialistes et les Existentialistes.

Les premiers refusent de reconnaître les faits comme de pures données, les seconds refusent toute possibilité d’explication rationnelle.

SUBSTANCE ET ACCIDENT

Parmi les êtres connaissables par l’intelligence, il y a ceux qui se suffisent à eux-mêmes pour exister, par leur substance (cheval, cailloux…) et ceux qui n’existent que dans un autre être (le blanc du cheval blanc) et donc par accident: il faut donc distinguer l’Être en soi et l’Être qui a besoin d’un autre être pour exister.

Donc importance du verbe « être » qui nécessite un sujet, qui est porteur de l’existence, l’essence, la nature et tous ses accidents : cette substance d’être du sujet est appelée « subsistance »; et s’il est doué d’intelligence et de liberté, c’est une personne! Tout être existe « en soi », seul Dieu existe « Par soi ».

Il faut faire attention à ne pas confondre les perceptions de l’intelligence et celles de la sensibilité : ce n’est qu’en connaissant les choses dans leur être qu’on y découvre la substance. Les phénoménistes, adeptes de la connaissance sensible nient la substance! Un exemple de ceux-là au XX° siècle : Les structuralistes qui ne s’intéressent qu’aux structures psychologiques ou sociologiques de l’homme.

Au-delà du sens commun qui possède incontestablement la notion de substance, seule la métaphysique définit et justifie cette notion précisément. La distinction entre substance et accident oblige à distinguer leurs essences respectives. Autant les substances se suffisent à elles-même, autant les accidents n’existent que par un être intermédiaire.

Une classification s’impose :

1/ Pour les substances corporelles, nous avons les inanimées et les vivantes, qui elles même se divisent en végétaux et animaux qui eux-mêmes se divisent en animaux. Sans intelligence et ceux avec, c'est-à-dire l’homme.

2/ Pour les accidents, voyons 4 catégories principales : Qualité, quantité, relation et action.

   A : La qualité, tout ce qui la qualifie sans comparaison (la blancheur du cheval). Par exemple, la science comme un acquis de l’intelligence.

   B : La quantité, propre aux mathématiques, pour tout ce qui se prête au calcul. Pour les substances corporelles, la quantité est l’accident « premier »!

   C : La relation, c’est l’orientation vers l’autre (La relation du père au fils).

   D L’action autorise la transformation et donc introduit la notion de changement.

LE CHANGEMENT et LA MULTIPLICITÉ

L’identité de l’Être est-elle remise en question par le changement inéluctable de toute chose?

Basons-nous sur le principe d’identité : « Toute chose est ce qu’elle est ». Comment le changement ferait-il sortir l’Être de ce qui n’est pas? Voilà la question de la métaphysique originelle, 5 siècles avant notre ère.

Parménide soutient la non-existence du changement, fruit uniquement d’une illusion. Pourtant l’évidence s’impose!

Héraclite, de son côté, nie le principe d’identité : rien ne demeure, pas d’être, que du changement, la seule réalité!

Mais alors, comment peut-il y avoir des changements s’il n’y a pas d’Être?

Cette opposition raconte comment deux systèmes en contradiction sur le postulat de départ apportent à l’histoire de la pensée philosophique…A leur suite, le défi fut de concilier ces deux certitudes - principe d’identité et principe de changement. La solution fut trouvée par Aristote dans l’élaboration d’une distinction entre l’Être en Puissance et l’Être en Acte.

ÊTRE EN PUISSANCE ET EN ACTE

Pour Aristote, l’être en Acte, c’est l’Être qui existe actuellement : il est tout ce qu’il est et tout ce qu’il peut-être, grâce au changement. Il a en lui ce qu’il va devenir.

« La graine ne devient pas plante parce qu’elle est graine, mais parce qu'il y a en elle de quoi devenir plante ».

Ce qui est …ce qui peut être…ce qui n’est pas ou ne peut pas être.

Voilà ce qu’appelle Aristote l’Être en puissance, en possibilité d’être non encore réalisées en acte!

Et donc Aristote a résolu la contradiction des 2 voies ouvertes par Héraclite et Parménide : Le principe d’identité est respecté car l’Être est en puissance….l’Être en acte a un pouvoir d’Être.

Être en puissance……………………Changement…………………………être en acte.

 Ex : Gland en puissance d’être…..possible germination en chêne……en chêne et pas en cerisier!

C’est une vision du monde en changement, composé d’êtres en puissance et en acte à la fois.

La philosophie d’Aristote est celle d’un perpétuel dynamisme évolutif. Existe-t-il un acte pur sans possibilité ou besoin de changement, immuable parce que parfait?

Le changement tel qu’Aristote l’envisage n’est-il pas ce qui constitue le temps? Voilà une succession d’Être dans le temps qui se succèdent et se distinguent les uns des autres.

Mais quid de la multiplicité des êtres différents.

Est-elle inconciliable avec le principe d’identité???

 

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Cours du  3 février 2026

Résumé de Regis

Piqure de rappel

L’ÊTRE en acte est ce qu’il est car il n’est rien d’autre que ce qu’il est. Il est UN indivisible, mais il n’est pas immuable, il n’est pas autre chose en même temps sous le même rapport.

Suite.

L’ÊTRE en acte, c’est-à-dire existant en lui-même, ce qui inclus qu’il a lui-même la possibilité du changement, qu’il a le pouvoir, a la puissance en son être propre du changement. Tout changement provenant de ce qui peut être a pour l’amener à être actuellement est le passage de l’ÊTRE en puissance à l’ÊTRE en acte.

L’expérience sensible correspond à la perception directe du monde à travers nos sens, par exemple lorsque nous voyons ou touchons des objets. Cette expérience révèle l’existence de plusieurs êtres différents. Même si nous observons deux objets qui se ressemblent, ils restent distincts. Ce constat soulève le problème de la multiplicité, c’est-à-dire la coexistence de plusieurs Êtres semblables dans le monde. Le Principe d’identité affirme, quant à lui, que chaque ÊTRE possède une existence propre et unique. Il permet de comprendre que chaque objet est ce qu’il et ne peut être confondu avec un autre. Ainsi, il devient nécessaire d’expliquer comment plusieurs ÊTRES semblables peuvent exister en semble sans ne se confondre ni perdre leur individualité. Cette clarification permet d’éviter toute ambiguïté et de mieux saisir la question de l’identité et de la différence en philosophie.

Deux grandes positions philosophiques essaient de remédier à ce problème.

Parménide considère la multiplicité comme une apparence : selon lui seule l’unité de l’ÊTRE existe, et toute diversité est perçue comme illusoire. Il n’y aurait de réel que l’ÊTTRE dans sa parfaite unicité, 2 pommes restent 2 pommes, chacune ayant une existence propre.

Héraclite nie le principe d’identité et ainsi nie l’ÊTRE lui-même, il n’y a que de la diversité, chaque ÊTRE contredisant les autres, la seule réalité étant le chaos du divers.

La solution est d’admettre à la fois la certitude intellectuelle du principe d’identité bien  vue par Parménide et la certitude expérimentale de la multiplicité et du mouvement bien vue par Héraclite.

Une solution consiste à admettre le Principe d’identité et la multiplicité des ÊTRES, en reconnaissant l’individualité de chacun et en expliquant leur diversité sans contradiction logique grâce à des principes ontologiques.

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Cours du 3 mars 2026 

Petite synthèse offerte par  Solange

Le Problème de la multiplicité
I - Multiplicité des espèces

a - Chez les êtres inanimés : c'est l'existence d'une nature déterminée ou essence qui définit l'espèce. Ex : eau, marbre,
fer, oxygène.
(L'individu au sein d'un même espèce c'est la molécule.)
Donc la multiplicité des espèces résulte de la multiplicité des essences.
b - Les êtres vivants sont définis eux aussi par leur nature ou essence d'où la multiplicité des espèces. Ex : chêne,
corail, chat, singe, homme.
→Distinction essence existence : Pour qu'il y ait existence d'un être il faut que l'essence reçoive l'acte d'exister.
L'essence est en puissance à exister, car toute essence ne nécessite aucune nécessité absolue d'exister.
→ L'essence d'un être le définit. Elle comporte tout ce que cet être ne peut pas perdre sans cesser d'être lui-même.
Ainsi Pierre est un homme (il possède la nature humaine, son essence est d'être un homme) il est intelligent, brun et assis.
Intelligent, il l'est par son essence c'est dans la nature d'un homme d'être intelligent, cela est intelligible.
Brun et assis sont des accidents et ne découlent pas nécessairement de la nature humaine. Pierre ne cessera pas d'être un
homme s'il n'est ni brun ni assis. Cela n'est pas intelligible.
Les accidents brun et assis déterminent l'individualité de Pierre et ne sont que de purs faite de constatation.

II - Multiplicité des individus de même espèce

Tout être corporel est un composé de matière et de forme.
→La forme donne la nature de l'espèce c'est le principe d'intelligibilité : principe organisateur de la matière qui
détermine la matière.
→La matière est ce dont les corps sont faits. Elle est pure puissance à revêtir toutes les formes. La matière est pur
indéterminé.
On voit que si la forme est principe d'intelligibilité, la matière est principe d'individualité.
→Ce qui distingue deux individus appartenant à une même espèce c'est qu'ils sont faits de portions de matière
différentes. C'est en tant qu'il y a ainsi des portions de matière distinctes les unes des autres que la quantité distingue une
portion des autres.
Donc l'accident quantité est l'accident premier et fondamental, sujet de tous les autres accidents.
→Ne pas confondre essence et forme: l'essence d'un être corporel comporte la matière car tout être corporel est un
composé de matière et de forme. Ex : cela fait partie de l'essence d'un homme d'être fait de matière, d'avoir un corps.
Mais dans tout être corporel on peut distinguer la forme et la matière.
L'essence comporte la forme et la matière, la forme n'est pas l'essence.

Conclusion : Si c'est en raison de la matière dont elle est faite que la substance corporelle possède l'accident quantité,
c'est sa forme qui ordonne cette quantité en un ensemble doué d'organisation.

 

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Date de dernière mise à jour : 09/03/2026